"Miss Peregrine et les enfants particuliers" : Tim Burton a-t-il encore le don de nous émerveiller ?

"Miss Peregrine et les enfants particuliers" : Tim Burton a-t-il encore le don de nous émerveiller ?

CRITIQUE – Après un "Big Eyes" réussi mais en marge dans sa filmographie, le fantasque Tim Burton revient au sommet de son art avec "Miss Peregrine et les enfants particuliers", film horrifique, drôle et baroque pour petits et grands enfants. LCI a adoré.

Cultiver sa marginalité est l’une des préoccupations premières de Tim Burton. Dans sa vie artistique, comme chez ses personnages cultes, la singularité, l’excentricité, la bizarrerie sont rois. Le cinéaste américain ne déroge pas à la règle avec son dix-huitième long-métrage adapté d’un roman fantasy de Ransom Riggs. Son nouveau héros ? Un ado solitaire, considéré comme marginal, qui, suite au décès de son grand-père dans d’étranges circonstances, découvrira une dimension parallèle magique dans laquelle son aïeul vivait jadis. 

Dans cet univers, coincé dans une boucle temporelle, le garçon se liera d’amitié avec des enfants nés avec des dons et chaperonnés par Miss Peregrine, gardienne bienveillante et mystérieuse capable de se métamorphoser en oiseau (Eva Green, burtonienne à souhait). A leur contact, Jacob fera de son originalité une force, au point, peut-être, d’être le seul capable de sauver ses camarades de féroces créatures gourmandes d’yeux et de pouvoirs.

On retrouve tous ses thèmes de prédilection

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Tim Burton : "Je ne me suis jamais senti comme un enfant étrange"

Car évidemment, les monstres ont à nouveau leur place chez Tim Burton. Les vrais bien sûr, effrayants et impitoyables, mais aussi les autres, ces gamins injustement considérés comme des freaks à cause de leur spécificité et malgré leur bienveillance. Le réalisateur américain renoue ici avec son thème de prédilection, l’acceptation de la différence, et y associe sa patte, identifiable entre toutes. 

Laquelle s’exprime autant dans le look gothico-romantique du long-métrage que dans l’alliage d’effets spéciaux modernes et de techniques old school (avec un hommage à Jason et les Argonautes dans une grande scène de bataille) ou dans l’équilibre travaillé de noirceur et d’humour. Exception faite de ses films d’animation (Les noces funèbres et Frankenweenie), le papa de Beetlejuice ne nous avait pas autant divertis, émus et ensorcelés depuis Sleepy Hollow. 

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