"Mon garçon" : comment Guillaume Canet a tourné sans connaître le scénario... ou presque

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PREVIEW – Après l’avoir dirigé dans "Joyeux Noël" et "L’affaire Farewell", Christian Carion a de nouveau fait appel à Guillaume Canet pour Mon garçon, son nouveau film né d’un pari fou : le comédien a tourné sans jamais avoir de scénario. On vous raconte.

2004. Sur le tournage de Joyeux Noël, Christian Carion évoque un nouveau projet avec  Guillaume Canet : "L’histoire d’un père qui recherche son fils disparu". Douze ans et un film commun plus tard (L’affaire Farewell), l’idée refait surface. Le comédien est devenu papa, c’est le moment opportun. Mais l’acteur–réalisateur manque alors de temps, son agenda est surbooké. Naît alors une idée folle : et si le tournage se faisait rapidement, en équipe réduite, sans maquillage, sans loge, sans costumes et surtout sans scénario ? 


Christian Carion raconte : "J’ai dit à Guillaume : 'j’ai envie d’aller au bout d’une idée qui est toute simple. Ton personnage est un homme absent, toujours à l’étranger. Il revient et apprend des choses qu’il ignorait. Est-ce qu’on peut imaginer une situation où toi, acteur, tu découvres tout au fur et à mesure ? Que je ne te donne pas de scénario ? Serais-tu prêt à prendre ce risque ?'".

C’est la quête d’un homme qui ne sait pas ce qu’il va trouverChristian Carion

Banco. La star relève le défi. Il ne connaîtra que le point de départ, la disparition d’un enfant, et quelques éléments sur son personnage, Julien, géologue chez Véolia, divorcé de la mère de son fils. Pour le reste, impro totale dès la première scène. "Puisque c’est la quête d’un homme qui ne sait pas ce qu’il va trouver, j’aimerais que tu sois dans la situation d’un homme qui va être surpris, qui ne va pas du tout préméditer ce qui va se passer et qui va être choqué, ému, qui va vivre toutes sortes d’émotions face à l’inconnu", expliquera ainsi le cinéaste à son complice, plongé dans l’inconnu.

Ses partenaires, Mélanie Laurent et Olivier de Benoist, qui eux répétèrent pendant deux semaines avec leur réalisateur, sont certes chargés de l’aiguiller pendant les prises. Mais parfois, Guillaume Canet choisit une toute autre direction. Le film se construira ainsi, à moitié en direct, pour un résultat très impressionnant tant le procédé utilisé est indétectable à l’écran. Tout dans Mon garçon sonne vrai, maîtrisé. Une prouesse à découvrir sur les écrans dès le 20 septembre.

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