"N’ayez pas peur" : Christian Clavier joue avec les nerfs des journalistes de "Premiere"

CINÉMA

SURREALISTE - Ils s’y sont pris à deux. Dans le nouveau numéro du magazine "Premiere", les journalistes Gaël Golhen et François Grelet interviewent Christian Clavier à l’occasion de la sortie du troisième volet des "Visiteurs, ce mercredi. Un entretien fleuve au cours duquel l’interprète de Jacquouille se montre pour le moins "retors".

Leur interview de Christian Clavier ? Les journalistes de Premiere Gaël Golhen et François Grelet vont s'en rappeler longtemps. Lors de la séance photo, avant l’entretien, l’acteur va raconter, un brin ironique, qu’il n’a pas fait la une du mensuel depuis 40 ans. "J’aime m’amuser avec les gens de la presse, j’aime vous taquiner, vous le savez bien", commence-t-il, avant de malmener ses interlocuteurs, non sans humour. Ce n'est que le début.

"Notre première idée pour cet entretien, était celle du come-back. Humm... Vous en pensez quoi ?", lui demandent les journalistes. "Que ça va être compliqué si on commence l’interview de cette manière, parce que je n’ai pas ce genre de regard-là sur mon parcours. Il y a des hauts et des bas dans toutes les carrières", répond-il.

"Votre goût supplante la réflexion objective"

Christian Clavier s’emballe lorsqu’on lui fait remarquer que le nombre d’entrées n’est pas le seul critère de succès d’un film, exemple des Bronzés 3 à l’appui. "Quand un film fait plus de 10 millions d’entrées, vous pensez sincèrement qu’il n’est pas apprécié ? Comme vous ne l’aimez pas, votre goût supplante la réflexion objective" lance-t-il. "Votre goût transparaît trop ici. Et c’est un problème car cela devient compliqué de parler avec vous de manière objective."

A mi-parcours, Christian Clavier décroche : "Pardonnez-moi, j’ai oublié ce que vous me disiez, c’était trop long. Écoutez, il va falloir qu’on change de braquet parce que sinon ça ne va pas le faire. Et on ne fera rien. Donc rattrapons-nous ensemble. Faisons une page blanche, passons à autre chose. Parce que là, vous m’ennuyez. Dans le sens boring, scolaire."

Un brin surréaliste, l’interview atteint des sommets "à la Jean-Claude Van Damme" lorsque les journalistes de Premiere avouent qu’ils sont "au bord de la crise d’angoisse". "C’est parfait. On est en fragilité, il peut enfin se passer quelque chose", s’amuse le comédien.

"Vous êtes ravis de m’interviewer ? Allons-y !"

"Qu’est-ce que vous avez envie de me demander ?" continue-t-il. "Mettez-vous à l’aise. Oubliez ce que je vous ai dit. Je me suis trompé. Vous adorez ce que je fais ? Vous êtes ravis de m’interviewer ? Allons-y. Je ne plaisante pas, je vous le dis sincèrement. N’ayez pas peur. Laissons les problèmes d’ego. Essayons de faire un entretien sympa pour les lecteurs."

Il est à lire en intégralité sur le site de Premiere ... 

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