"Night Moves" : le thriller écolo qui fait ronfler d'ennui

"Night Moves" : le thriller écolo qui fait ronfler d'ennui

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CRITIQUE - Ce mercredi sort en salles "Night Moves", le nouveau film de la réalisatrice Kelly Reichardt, chouchou du ciné indé américain. Soit un trip écolo mené tambour non battant par Jesse Einsenberg, Dakota Fanning et Peter Skarsgaard.

Avec les formidables Wendy et Lucy ou La dernière piste, l’américaine Kelly Reichardt avait posé les bases d’un cinéma exigeant, sec, appliqué. Une œuvre du réel rappelant, par certains aspects, celle de Gus Van Sant. Il y a d’ailleurs une espèce de filiation entre Promised Land, le dernier opus du réalisateur, et ce Night Moves de Reichardt ; les deux films étant centrés sur l’écologie.

Halte à l'industrialisation

Ici, trois activistes chevronnés (l'excellent Jesse Einsenberg, Dakota Fanning et Peter Skarsgaard) fomentent le plan parfait pour faire exploser un barrage hydroélectrique. En soi, l’acte n’aura aucune incidence sur la culture industrielle qu’ils exècrent. Mais le trio entend éveiller les consciences avec cette initiative qu’il envisage comme le premier wagon d’un long train contestataire.

Partant d’une idée de départ bateau mais non moins intéressante, la réalisatrice effectue un plantage dans les règles et à tous les niveaux. Ses personnages, mutiques et mous, sont d’une antipathie qui n’appelle à aucune forme d’empathie. Sa mise en scène favorise une pléthore de plans inutiles, superflus, allongeant le récit autant qu’elle le dessert. Au final, chaque nano-péripétie du récit ne titille que notre extrême indifférence. Cette tentative de thriller tronqué prend l'eau.

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