"Nymphomaniac 2" : après le flop, l'interdiction aux moins de 18 ans !

"Nymphomaniac 2" : après le flop, l'interdiction aux moins de 18 ans !

CINÉMA
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FLOP – Sorti le 29 janvier dernier, le second volet du diptyque de Lars Von Trier peine à séduire les spectateurs. Et ça ne va pas s'arranger puisque le tribunal administratif a décidé de changer sa classification, passant d'une interdiction aux moins de 16 ans à une interdiction aux moins de 18 ans.

Nymphomaniac, ou l'histoire d'un (faux) buzz. Présenté comme l'un des films les plus sulfureux de Lars Von Trier, "teasé" par l'auteur danois depuis des mois, ce diptyque interprété par Charlotte Gainsbourg et une pléiade de stars n'a visiblement guère enthousiasmé les foules. Sortie le 1er janvier, la première partie n'a attiré que 94 105 spectateurs dans toute la France. La deuxième, en salles depuis mercredi 29 janvier, comptabilise à ce jour 34 065 spectateurs. Le coup de grâce ? La décision du juge des référés du tribunal administratif de Paris qui vient de modifier la classification du deuxième volet, passant d'une interdiction aux moins de 16 ans aux moins de 18 ans.

Le site Allociné dévoile en effet le contenu d'un mail envoyé par le distributeur, Les Films du Losange, aux exploitants de l'hexagone : "Suite à l’ordonnance n° 1400927/9 de ce jour qui suspend le visa de Nymphomaniac volume 2 (...) nous vous informons  que vous devez dès à présent informer vos spectateurs, par affichage à la caisse notamment et autres supports habituels d’information, que le film est désormais interdit aux spectateurs mineurs de 18 ans. Cette interdiction prend effet immédiatement, à réception de ce courriel." Les exploitants vont-ils continuer à programmer un film dont la classification équivaut à celle d'un film porno ? Pas sûr.

Victime d'une association catho ?

Allociné souligne que le premier volet s'était vu retirer provisoirement le visa moins de 12 ans au profit d'une interdiction aux moins de 16 ans, le 28 janvier dernier. A l'époque, le juge des référés du tribunal administratif de Paris avait été saisi par l’association Promouvoir, qui pourrait être à l'origine de la nouvelle décision du tribunal administratif. Cette même association qui avait obtenu du Conseil d’État, par un arrêt du 30 juin 2000, l’annulation du visa du film de Virginie Despentes, Baise-moi, à l'origine interdit aux moins de 16 ans.

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