Omar Sy dans "Inferno" : "Avec Dan Brown, on s’instruit autant qu’on se divertit"

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INTERVIEW – LCI a rencontré Ron Howard et Omar Sy, réalisateur et second rôle d’Inferno, troisième volet des aventures de Robert Langdon toujours incarné par Tom Hanks après "Da Vinci Code" et "Anges et Démons".

Quelles nouveautés apportez-vous à ce nouveau chapitre ? 

Ron Howard : Langdon est cette fois partie intégrante du mystère. Il ne le regarde pas de l’extérieur mais essaie de comprendre son propre rôle dans ce drame. D’ailleurs, quand Hans Zimmer a composé la musique, qui est plus nerveuse, plus moderne, il m’a dit que c’était très différent des autres, dans le style, la mise en scène, le montage. 


L’autre nouveauté, c’est Omar Sy ? 

Omar Sy : Je joue un employé de l’OMS : il cherche ce virus qui menace la population et a besoin de Robert Langdon pour le trouver. A partir de là, l’aventure et la course commencent. 

R.H. : Nous avons combiné plusieurs personnages en un car nous voulions que les rôles secondaires retiennent notre attention. Je tenais aussi à avoir des acteurs charismatiques qui respirent l’intelligence et que vous ayez envie de suivre. Omar pouvait à la fois rendre justice au personnage et captiver le public. 


Et donner la réplique à Tom Hanks, c’est comment ? 

O. S. : La plus grande difficulté était de faire comme s’il était logique que je me retrouve sur un plateau de Ron Howard avec Tom Hanks. J’essayais d’être cool mais à l’intérieur, c’était l’excitation totale. Mais ce qu’il y a de magique, c’est qu’il est exactement comme on l’imagine. C’est un mec drôle, sympa, chaleureux, qui sait dans quel était on peut se retrouver face à lui et qui fait en sorte qu’on se sente à la maison. Comme Ron. C’est tellement plaisant et rare d’avoir autant de talent et d’humilité.

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Bande annonce du film "Inferno"

Ron, pourquoi Tom est-il le parfait Robert ? 

R.H. : Les livres de Dan Brown sont des best-sellers : il fallait une star de cinéma à la hauteur. Et Tom a aussi l’intelligence, l’humanité et la simplicité de Langdon. Et puis, s’il y a beaucoup de conflits dans les romans, ils ne se résolvent pas avec un bazooka, une grenade ou une prise de karaté mais avec l’esprit, le cœur et des principes. Le public a envie de voir Tom là-dedans. 


L’histoire est basée sur L’Enfer de Dante. Pourquoi était-ce un bon point de départ ? 

R.H. : La Divine Comédie définit l’enfer pour les cultures occidentales mais a aussi inventé l’horreur moderne. Les châtiments que le livre dépeint sont très graphiques et évoquaient tout de suite des images cinématographiques. 

O. S. : Dante, c’était vraiment un nom vague.... Je le situais à peu près dans ma frise, comme celles qu’on faisait à l’école, mais j’ai dû faire mes devoirs. C’est d’ailleurs une des qualités et des clés du succès de Dan Brown : il invite à replonger dans certaines références ou à les découvrir. On s’instruit en même temps qu’on se divertit. 


La question du terrorisme ici abordée fait écho aux problématiques actuelles... 

R.H. : Oui mais la crise ne naît pas de la religion mais de la surpopulation, qui est bien réelle aujourd’hui. Les actes de terrorisme extrêmes pour essayer de résoudre des problèmes sociaux sont aussi quelque chose avec lequel nous vivons, malheureusement.  Mais tout cela était déjà là, dans le roman. Cela dit, si Dan prend ces thématiques au sérieux et ne les amoindrit pas avec une intrigue à la James Bond, il propose en parallèle un divertissement qui entraîne le public dans une vraie aventure.

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Inferno - "Le tube"

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