Omar Sy : "Sur le tournage de 'Jurassic World', j’étais comme un gamin de 5 ans"

CINÉMA
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SAGA CULTE - Après une apparition dans "X-Men : days of future past", l’acteur joue le pote et collègue du dresseur de vélociraptors Chris Pratt dans "Jurassic World". Le comédien préféré des Français a évoqué cette aventure hors normes et ses projets avec Metronews.

"Omar Sy dans une production Steven Spielberg", c’est la classe non ?
C’est vous qui le dites (rires). Mais en effet, une occasion pareille, ça ne se rate pas. Ma seule petite frustration, c’est d’avoir raté Spielberg sur le tournage : je n’étais pas là quand il est passé. Mais ce n’est pas perdu : il fera d’autres films ! Et puis, avoir mon nom à côté du sien sur une affiche, c’est déjà pas mal.

Ça représente quoi Jurassic Park pour vous ?
L’un des premiers films que j’ai eu le droit d’aller voir au cinéma avec mes copains. J’avais 15 ans et je me souviens de notre impatience après avoir vu la bande-annonce : c’était LE plan de l’année, la sortie à ne pas louper !

Gamin, vous jouiez avec les dinosaures en plastique ?
Pas du tout. Je crois que la fascination des dinosaures chez les mômes est justement revenue avec Jurassic Park. Dans mes souvenirs, avant le film, les dinosaures, c’était un truc un peu lointain, poussiéreux, comme les licornes et les dragons.

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Et jouer avec les dinosaures en vrai, 22 ans plus tard, ça fait quoi ?
J’étais comme un gamin de 5 ans ! On retombe vraiment en enfance sur ce genre de tournage car tout passe par l’imaginaire. Enfin, pas seulement. Par exemple, pour la scène où on est chassé par les raptors, on tournait à Hawaï, dans la jungle, de nuit : on courait dans boue, en sueur, avec des bruits chelou tout autour. Ça met en condition.

Que diriez-vous aux fans qui craignent que cette suite ne soit qu’une redite ?
Que Colin Trevorrow est le plus grand fan de la saga qui existe et qu’il ne la trahirait jamais. Quand on va voir ce genre de film, c’est pour se sentir comme à la maison et, Colin a mis plein de petits repères pour les fans... Vous aurez votre compte de nostalgie et de dinosaures !

Vous propose-t-on aujourd’hui des premiers rôles à Hollywood ?
Oui mais il ne faut pas brûler les étapes. Je veux aller à mon rythme et je suis plutôt lent. Je ne suis pas encore assez libre en anglais pour m’attaquer à un gros morceau. En ce moment, je fais un petit rôle dans Inferno de Ron Howard. Je continue mon apprentissage et cette fois, mon prof, c’est Tom Hanks.

On vous retrouvera ensuite dans un premier rôle en France, celui du clown Chocolat ?
C’est un projet qui me tient vraiment à cœur. Notamment pour Roschdy Zem que j’ai découvert metteur en scène et pour James Thierrée. Lui et moi venons d’univers très différents : ça a été difficile au début mais, à l’arrivée, c’est une des rencontres les plus enrichissantes de ma carrière. Je crois que ce sera un très beau film.

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