Oscars 2017 : l'ombre de Donald Trump a plané sur une 89e cérémonie très politique

CINÉMA

Toute L'info sur

La cérémonie des Oscars 2017

OSCARS - Un ruban bleu sur le tapis rouge pour la défense des libertés, le présentateur Jimmy Kimmel qui ironise sur les déclarations et la politique de Donald Trump... Dès les premières minutes, la cérémonie des Oscars a pris une tournure très politique.

A peine quelques minutes après l'ouverture de la cérémonie des Oscars dimanche soir, le ton est donné. Jimmy Kimmel, qui présente cette 89ème édition a souhaité la bienvenue "aux spectateurs américains et à ceux des 220 pays qui (les) détestent aujourd'hui". Ainsi, il s'en est directement pris au nouveau président des Etats-Unis sur la scène du Dolby Theater à Hollywood. "L'année passée, les Oscars semblaient racistes, mais ce n'est plus le cas grâce à Donald Trump", poursuit-il faisant référence à la polémique sur l'absence de nommés issus de la diversité en 2016.

L'animateur a également prévenu les célébrités récompensées ce dimanche soir. "Le président des Etats-Unis va écouter vos discours et demain, il enverra sûrement un tweet depuis ses toilettes", a-t-il plaisanté, alors que ce dernier a assuré qu'il ne comptait pas regarder la cérémonie dimanche. Lors de son discours d'ouverture, l'humoriste a tenu à rappeler que le président avait jugé Meryl Streep d'actrice "sur-côtée", après qu'elle l'ait critiqué lors des Golden Globes. Toute la salle des Oscars a alors immédiatement saluée la star, lui faisant une standing ovation.

Un ruban bleu en soutien d'une association de défense des libertés

Jimmy Kimmel s'est également adressé à Isabelle Huppert, nommée dans la catégorie de la meilleure actrice pour le film "Elle", le présentateur s'est dit heureux que "la douane ait laissé passé l'actrice, même si personne n'a vu son film".

Autre temps fort : la remise de l'Oscar du meilleur film en langue étrangère, attribué à "Le Client". Le réalisateur de ce long métrage, Asghar Farhadi, boycottait la cérémonie pour protester contre le décret migratoire du président Trump, visant sept pays à majorité musulmane, dont le sien, l'Iran. Une ingénieure irano-américaine, Anousheh Ansari, a lu, en son nom, une déclaration dans laquelle il explique avoir pris sa décision par "respect pour (ses) concitoyens et ceux des six autres nations qui se sont vus manquer de respect par (cette mesure) inhumaine". "Fier de l'Oscar et de la position contre "l'interdiction des musulmans" de la part des acteurs et de l'équipe du Client", a écrit sur son compte Twitter le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Javad Zarif quelque instants après l’attribution de cette récompense.

Lire aussi

Avant même le début de la cérémonie, la politique était déjà présente sur le tapis rouge. Certaines célébrités portaient sur elles un ruban bleu, signe de soutien à l'organisation de défense des libertés ACLU, qui voit son nombre d'adhérents doubler depuis l'arrivée de Donald Trump à la tête du pays. 

Parmi ces personnalités qui ont arboré ce bout de tissu, il y avait notamment Ruth Negga, nommée pour le meilleur second rôle féminin avec "Les Figures de l'ombre" mais aussi Lin-Manuel Miranda, nommé pour la meilleure chanson, pour le film d'animation "Vaiana, la légende du bout du monde".

En vidéo

Dans le secret des Oscars

Et aussi

Lire et commenter