Oui, "Conjuring 2" fait bien mourir de peur !

Oui, "Conjuring 2" fait bien mourir de peur !

CRITIQUE – Trois ans après un premier opus ultra lucratif, la saga "Conjuring" hantera une nouvelle fois les salles obscures dès ce mercredi. Sous la houlette de l’excellent réalisateur James Wan, ce deuxième épisode, dont l’action se déroule en Angleterre, déploie une histoire vraie férocement diabolique. On vous prévient : le trouillomètre va exploser !

Ed et Lorraine Warren étaient faits pour se rencontrer. Le premier, décédé en 2006 à l’âge de 79 ans, était démonologue. La seconde, toujours vivante, a marqué l’histoire des sciences occultes par ses dons de médium. Au fil des années, le couple qu’ils ont formé a contribué à résoudre une cohorte de cas de possessions et d’imbroglios paranormaux, dont le glaçant épisode d’Amityville. Une pièce spéciale de leur résidence abrite d’ailleurs des objets corrompus par le diable, qu’ils ont réussi à neutraliser. Parmi eux : la fameuse poupée Annabelle

Retour sur un phénomène cinématographique

En 2013, James Wan, à l’origine de la saga Saw, a la bonne idée d’exhumer les fameux travaux de ces détectives (pas comme les autres) avec Conjuring, œuvre horrifique retraçant une de leurs interventions au cœur d’une ferme de Harrisville. Tourné à l’aide d’un budget de 20 millions de dollars, l’opus en rapporte 318 millions et totalise –fait rarissime pour un film de genre– plus d’un million de spectateurs en France. Conforté par ce succès, Wan refuse une juteuse proposition pour mettre en scène Fast and Furious 8 –lui qui a fait du 7ème volet le 5ème plus gros succès de l’histoire– et décide de rempiler.   

Dans Conjuring 2, Patrick Wilson et Vera Farmiga se glissent de nouveau sous les traits de la paire Warren et redonnent vie à l’une de leurs enquêtes les plus folles, terrorisantes et médiatisées : le cas Enfield. C’est dans cette banlieue londonienne qu’une mère esseulée et ses quatre enfants ont connu, entre 1977 et 1979, l’enfer sur Terre. La maison a été à l'époque témoin de poltergeist , avant que l'une des fillettes vive des états de transe. Ces faits ont été interprétés par certains, notamment la famille, comme une manifestation de Satan. Si elle s’avère un brin longuette (2h13), cette suite s’inscrit d’ores et déjà comme un sommet de l’horreur de ces dernières années. 

Ce constat, on le doit principalement à James Wan, lequel a tout compris aux mécanismes de la peur. D’un bout à l’autre de ce cauchemar, l’intéressé ne laisse rien au hasard, dessinant des personnages habités, soignant ses plans, jouant avec la lumière, convoquant le hors champ… Ce festival de l’effroi, traversé d’émotion (deux superbes inserts de Can't help falling in love with you d’Elvis Presley), trouve une élégance infinie grâce au choix de la caméra RED-One, bijou technologique qui permet au spectateur de se mouvoir avec souplesse dans les galeries du frisson. Quand l'horreur est croquée avec un amour, une rigueur et un talent pareils, les poils se hérissent... de bonheur.

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