Oulaya Amamra, la révélation de "Divines" : "Je suis une rageuse"

DirectLCI
GRAINE DE STAR - C’est l’héroïne de "Divines", le premier film coup de poing de sa grande sœur Houda Benyamina, en salles depuis mercredi. Oulaya Amamra, 20 ans, crève l’écran sous la capuche de l’impétueuse Dounia, enfant de la cité prête à tout pour réussir. LCI.fr l’a rencontré.

"Je m’appelle Oulaya Amamra, j’ai 20 ans, je joue dans Divines… et je suis une rageuse !". Dans le premier film de sa grande sœur, Houda Benyamina, l’interprète de Dounia s’impose comme LA grande révélation du cinéma français depuis des mois, voire des lustres. Tour à tour sauvage, enfantine, colérique ou amoureuse, ce petit bout de femme originaire de la région parisienne, benjamine d'une famille de sept enfants, dévore la pellicule avec une gourmandise de tous les instants. Reste qu’elle a bien failli ne jamais avoir le rôle.  


"Je me suis battue pour passer le casting", raconte l’intéressée, dans les bureaux parisiens de son attaché de presse, vêtue d’une robe glamour à mille lieux du sweat à capuche de son personnage. A l’origine, sa sœur, qui lui a donné le goût de la comédie en l’emmenant voir Le Malade Imaginaire à la Comédie Française, lorsqu’elle avait 12 ans, l’imagine mal dans la peau de cette enfant de cité prête à tout pour sortir de la misère. 

"Même ma mère ne me reconnaîssait plus"

"Je voulais lui montrer que moi aussi je pouvais être un gangster, que je pouvais avoir un œil noir, que je pouvais avoir la rage. Que je n’étais pas juste la petite gentille Oulaya. Je pense qu’on a tous ce côté-là en nous, même si moi j’ai dû le chercher." D’abord en rencontrant une vraie dealeuse, qui a inspiré l’un des personnages du film. Mais aussi en révisant ses classiques, à commencer par le Taxi Driver de Martin Scorsese. "J’adore de Niro, sa manière de rentrer dans un personnage. Moi je voulais devenir Dounia. Dans sa façon de marcher, de m’habiller, de manger. Au bout d’un moment même ma mère me reconnaissait plus !".

Son personnage, Oulaya la décrit comme "un petit monstre." "Dans le film on assiste à son éclosion. Au début, elle est dans l’ombre, on l’appelle la bâtarde. Et puis au fil du film elle devient une prédatrice, jusque dans son rapport  avec les hommes. Elle commence enfant et elle finit femme. En me découvrant à l’écran, j’ai vu des regards dont je ne me savais pas capable. Comme si j’avais pris 10 ans pendant le tournage."


Admiratrice des Meryl Streep, Isabelle Adjani et autre Isabelle Huppert, l’héroïne de Divines s’apprête à entrer au Conservatoire d’art dramatique, en septembre. "Parce que j’ai envie d’être au niveau des grands", dit-elle crânement. "Pas juste une comédienne dans le vrai. Je veux avoir de la technique, du coffre. Soigner ma diction, être à l’aise avec mon corps. Pendant un an je n’aurai pas le droit de tourner. Seulement ensuite je reviendrai au cinéma." On en crève d’impatience. 

Lire aussi

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter