Paul Walker dans "Brick Mansions" : "un talent indiscutable"

Paul Walker dans "Brick Mansions" : "un talent indiscutable"

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SORTIE – Le comédien décédé le 30 novembre dernier est à l’affiche de "Brick Mansions", le remake américain de "Banlieue 13". Le jeune réalisateur français Camille Delamarre raconte à metronews sa collaboration avec la star de la saga "Fast and Furious".

Il y a bientôt six mois, Paul Walker trouvait la mort avec son ami Roger Rodas dans le crash d’une Porsche, sur une route de Californie. Une tragédie qui allait engendrer une vague d’émotion sans précédent. Et donner un relief particulier aux derniers films tournés par le comédien. Alors que ses frères, Caleb et Cody, s’apprêtent à le suppléer pour les dernières scènes de Fast and Furious 7, le Californien revit ce mercredi sur grand écran dans Brick Mansions, remake américain de Banlieue 13. Un film d’action survitaminé écrit et produit par Luc Besson. Et réalisé par le jeune monteur Camille Delamarre, 34 ans, dont il s’agit du premier film.

"Il dégageait un truc un peu rock n'roll"

"Je travaillais sur Taken 2 lorsque Luc est venu me demander si j’avais envie de réaliser un long", raconte l’intéressé. "Je lui ai répondu que c’était mon rêve et cinq minutes après il me faisait porter le scénario de Brick Mansions". De la banlieue parisienne à celle de Detroit, aux Etats-Unis, l’intrigue reprend les codes de l’original, sorti il y a dix ans. Derrière les murs d’une cité abandonnée par les autorités, un flic de choc (Paul Walker) doit faire équipe avec un taulard (David Belle, déjà héros du premier film), pour récupérer une arme de destruction massive aux mains du caïd local (le rappeur RZA).

"Luc avait décidé de travailler avec Paul avant même que j’arrive sur le projet", précise Camille Delamarre, ravi du contraste avec son partenaire français. "David Belle, c’est l’emblème du Parkour. Avec lui j’étais certain d’avoir du grand spectacle à chaque plan. Paul, lui, a aussitôt apporté sa présence à l’écran. Sa voix, sa façon de bouger. Non seulement il était très photogénique, mais il dégageait un truc un peu rock n’roll qui tranchait avec l’image de beau gosse qu’on pouvait se faire de lui."

"Absolument pas mégalo"

Une anecdote en dit long sur la façon de travailler de cet amateur de sports extrêmes. Alors qu’une doublure était prévue pour la baston finale avec David Belle, la star américaine décidera de s’en passer une fois sur le plateau. "Paul pratiquait le ju-jitsu brésilien et avait à cœur de le mettre en avant", se rappelle le jeune réalisateur. "Lorsqu’il a vu que David réalisait ses cascades lui-même, ça a créé une véritable émulation. Au bout d’un moment il a presque fallu les séparer tellement ils se donnaient à fond".

Du défunt, auquel Brick Mansions est dédié, Camille Delamarre veut souligner le "côté simple, absolument pas mégalo. Sur le plateau il discutait avec tout le monde. Les gens à Hollywood sont tristes parce que c’était un mec bien mais aussi parce qu’il avait un talent indiscutable. Il n’avait que 40 ans et je suis persuadé qu’il aurait montré d’autres facettes de son talent dans les années à venir."

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