Pierce Brosnan : "Le cinéma m'a donné du plaisir... et m'a fait souffrir"

Pierce Brosnan : "Le cinéma m'a donné du plaisir... et m'a fait souffrir"

INTERVIEW – Dans "November Man", en salles ce mercredi, Pierce Brosnan incarne aux côtés d’Olga Kurylenko un ex-agent de la CIA chargé d’une mission périlleuse. Un rôle pas si éloigné de celui de James Bond, que l’intéressé a tenu plusieurs fois. Confidences d’un artiste qui se cherche encore.

Votre personnage, Peter Deveraux, n’est pas lisse du tout. Est-ce sa personnalité tourmentée qui vous a plu ?
Absolument ! Peter est un ex-agent de la CIA très ambivalent, qui est capable du meilleur comme du pire, comme la scène où il sectionne sadiquement une artère fémorale. Il attire la sympathie du public et la perd sans arrêt, pendant toute la durée du film. En l’incarnant, j’avais le sentiment d’être sur la corde raide. (Réflexion) C’est un rôle physique. Quand on a 61 ans, il faut conserver son énergie, tenir la journée.

Il est à la fois très proche et très loin de James Bond…

C’est la même chose mais pas la même chose (rires). Disons que, contrairement à Deveraux, James Bond est un langage, un vocabulaire à lui seul. C’est une figure iconique dont le public connait tous les secrets : le martini, le permis de tuer… Cela dit, j’ai eu une relation beaucoup plus intime avec le héros de November Man : un homme à la retraite, mari et père d’une fille… Je peux m’identifier à lui.

En parlant de James Bond, que pensez-vous de Skyfall et de Daniel Craig en 007 ?

J’ai un très grand respect pour lui et ce qu’il a construit avec le personnage. J’apprécie son travail, son talent, sa voix, sa présence… Skyfall est un film brillant, superbement réalisé par Sam Mendes, avec de l’émotion et des qualités artistiques. Mais je n’ai pas vu Casino Royale et Quantum of Solace parce que c’était très dur pour moi. (Sa voix se teinte de mélancolie) Il y avait de la douleur... Le rideau est tombé de manière inattendue alors que je regardais de l’autre côté. J’ai encaissé le coup et suis allé de l’avant.

Vous pouvez toujours jouer le rôle d’un méchant qui cherche des noises à Bond…

C’est une idée folle (rires). C’est probablement faisable. Mais non…

"Il faut être fort comme une vieille paire de boots"

Revenons à November Man. Il y est aussi question de transmission entre votre personnage et celui de son ancien élève. Plus généralement, qu’avez-vous envie de dire aux jeunes acteurs qui aspirent à une carrière comme la vôtre ?

Travaillez dur, faites les choses bien, lisez les livres d’histoire, entourez-vous de personnes bienveillantes, qui partagent votre humanisme et votre positivisme… Voilà ce que je dirais…
 
Maintenir sa carrière à flot, est-ce aussi ardu qu’une mission de la CIA ?
Avec le cinéma, au fil des années, j’ai pris du plaisir et j’ai souffert. Il est important de savoir rebondir, essayer d’être meilleur que dans son film précédent… C’est une forme de combat. Il faut être fort comme une vieille paire de boots. (Réflexion) J’ai toujours voulu échapper aux cases, créer la surprise, rester vivant et bâtir, au final, une carrière qui ait de la couleur.


 

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