Pirates des Caraïbes 5 : comment Javier Bardem a donné vie au "méchant le plus intense" de la saga

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BAD BOY - Plus inquiétant, plus effrayant et plus profond que ses prédécesseurs, l’acteur espagnol incarne le sombre capitaine Salazar qui cherche à se venger coûte que coûte du Jack Sparrow de Johnny Depp. Un personnage semblable à "un taureau blessé dans l’arène", comme il l’a raconté à LCI.

Il était "en haut de la liste" des réalisateurs Joachim Ronning et Espen Sandberg. Parce que "c’est le meilleur acteur pour jouer les méchants", nous explique le premier. "Parce que c’est l’un des meilleurs acteurs. Point", rectifie le premier. Après son épouse Penelope Cruz, qui jouait dans le quatrième volet, c’est à Javier Bardem de rejoindre la franchise Disney Pirates des Caraïbes dans le rôle sombre et effrayant du Capitaine Salazar. Un personnage qui donne son nom au cinquième film de l’univers,  La Vengeance de Salazar.

L’acteur espagnol y campe un ancien membre de l'armée espagnole devenu fantôme des mers qui veut la peau du Jack Sparrow de Johnny Depp, qu’il juge responsable de son sort. LCI l’a rencontré en table ronde lors de son passage à Disneyland Paris avec toute l’équipe du film au début du mois. "J’ai pensé à Salazar comme à un taureau blessé, dans l’arène, avec une blessure sur le côté, qui saigne, avec de la bave, sur le point de mourir. A cause de la rage, car il est enragé, il souffre", nous raconte-t-il.  "Salazar est en quelque sorte le plus intense, le plus inarrêtable type de méchants : la rage, la douleur, le sens de la vengeance. Il y a une cruauté à éliminer tous les pirates de la surface de la terre", juge Geoffrey Rush, l’interprète du Capitaine Barbosa.

Je n’ai jamais mis le pied en merJavier Bardem

"Quand il joue le fantôme, il est le taureau blessé. Quand il joue Salazar en vie, il joue le matador", précise Joachim Ronning. La différence est tout d’abord physique. Un maquillage de mort-vivant et des cheveux lévitant dans les airs créés par ordinateur qu’il n’a découverts qu’en post-production. "Vous arrivez dans la loge maquillage à 5h et boum, de la colle sur votre peau. Mais ensuite vous vous voyez dans le miroir et le résultat est là. Ils ont bien essayé de faire voler les cheveux mais bon", dit-il en riant. "Quand Javier est arrivé sur le plateau le premier jour, il avait un maquillage incroyable et on savait qu’il allait finir avec ces cheveux qui allaient s’envoler et que la moitié de son cerveau manquerait", relate Geoffrey Rush.

"Mais personne ne m’avait dit qu’il aurait de la bave noire qui sortirait de sa bouche à chaque réplique. J’ai essayé d’imaginer ce qu’il sentait. Parce que s’il a été sous la mer pendant 25 ans et que maintenant il est dehors…", poursuit-il, "vous savez, quand vous mangez une crevette et que vous vous dites "oh non, pas celle-là". Il y avait des choses très stimulantes pour l’imagination". A commencer par celle de Javier Bardem qui a tout tourné en studio devant un écran vert.  "Je n’ai jamais mis le pied en mer", confesse-t-il.  C’est aussi ça la magie de Hollywood.

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