Pourquoi les super-héros n'en finissent plus de renaître

Pourquoi les super-héros n'en finissent plus de renaître

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DECRYPTAGE - Chouchous du public et vaches à lait des producteurs, les super-héros sont partout : sur grand écran, à la télévision, dans nos musées, nos bibliothèques... "Metronews" ausculte le phénomène.

Nés dans les années 1930 aux Etats-Unis, les super-héros n’ont jamais été aussi fringants que ces quinze dernières années. Ce regain de popularité, les figures mythiques des éditeurs Marvel et DC Comics le doivent à deux succès cinéma : X-Men de Bryan Singer en 2000 et surtout Spiderman de Sam Raimi en 2002 qui engrangea 800 millions de dollars de recettes dans le monde ! De quoi redorer le blason de l’homme araignée et de ses copains dont les cartons cinéma se sont depuis enchaînés, dopant les ventes de produits dérivés et les événements culturels autour de leurs univers.

"Il y a un timing générationnel qui bat son plein", explique Philippe Guedj, journaliste et co-réalisateur du documentaire Marvel Renaissance, récemment diffusé sur Canal + . "Les gamins qui ont grandi avec Star Wars, le magazine Strange et les comics sont aujourd’hui des créateurs ou des décideurs qui veulent défendre la culture qui a bercé leur enfance". Résultat : en sus des sorties cinéma de Captain America, le soldat de l’hiver , The Amazing Spiderman 2 et X-Men : Days of the future past , télévision (la série Agents of S.H.I.E.L.D.) et expositions ("L’art des super-héros Marvel" au musée Art ludique et "Super héros, l’art d’Alex Ross" au Mona Bismarck American Center) se sont eux aussi mis à l’heure de Krypton ou de Gotham.

Des héros qui s'adressent à tous les publics

"Ce qui plait chez les super héros, c’est ce qui plaisait chez Hercule, Zorro ou Tarzan", observe Philippe Guedj. "Ils trimballent ce rêve qu’on a depuis la cour d’école de pouvoir casser la gueule au méchant et de défendre le plus faible. Ce désir d’héroïsme et d’évasion est indémodable et transcende les cultures". Si les progrès technologiques ont par ailleurs permis la renaissance de ces mondes extraordinaires sur grand écran, des coups de frais dans les comics ont aussi facilité l’ouverture à un public plus jeune.

"Les blockbusters puisent à la fois dans les versions originales des comics pour séduire les fans, mais aussi dans les versions "Ultimate" de Marvel, sortes de reboot des classiques tournés vers un public ado. Sans oublier l’apport du second degré dans les scénarios pour séduire les familles", conclut Philippe Guedj. Mais à trop tirer sur la corde, les super héros ne risquent-t-ils pas de s’essouffler ? Hollywood ne semble pas de cet avis : une dizaine de films du genre (Avengers 2, Les gardiens de la galaxie , Batman vs Superman...) sont en préparation.

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