Pourquoi on craque encore (et encore) pour Bridget Jones

Pourquoi on craque encore (et encore) pour Bridget Jones

ON AIME - Apparue pour la première fois il y a 20 ans dans le roman de Helen Fielding, et héroïne de deux films depuis, Bridget Jones revient dans ses troisièmes aventures cinématographiques. Les retrouvailles n’ont rien de décevantes. Bien au contraire.

Au bout de deux films (Le journal de Bridget Jones en 2001 et Bridget Jones- L’âge de raison en 2004), la plus populaire des célibataires anglaises avait finalement opté pour Darcy (Colin Firth) après avoir longuement hésité avec Daniel Cleaver (Hugh Grant), définitivement out dans ce troisième film. Patrick Dempsey l’a remplacé dans le lit de Bridget, divorcée de Darcy au début de cette nouvelle histoire. Divorcée mais toujours attachée puisqu’elle craquera encore pour son ex lors d’une nuit d’ivresse. Et ce qui devait arriver arrivera : la quadra tombera enceinte sans savoir de qui. C’est là, dans le choix du père, que réside tout l’enjeu de ce nouveau chapitre, plus réussi que le second et aussi sympathique que le  premier.

  • 1Parce que l’esprit des premiers films est préservé

    Après Richard Curtis (le réalisateur de Love actually) sur les deux premiers, c’est l’actrice Emma Thompson qui prend la plume aux côtés de Helen Fielding, garante du respect de son travail. Sharon Maguire, la réalisatrice du premier film qui avait déserté le navire sur le second, revient quant à elle aux commandes. Résultat : Bridget Jones retrouve le ton catchy et so british qui faisaient initialement son sel et offre même des clins d’œil aux fans à travers flashbacks, B.O. ("All by myself" zappé pour "Jump" dans l’ouverture) et hommage impayable à Hugh Grant, inoubliable Daniel Cleaver.
  • 2Parce que Renée et Colin sont de retour

    Si Hugh Grant n’est plus (son absence est expliquée), Renée Zellweger et Colin Firth séduisent à nouveau dans leur duo d’Auguste et de clown blanc : lui reste irrésistible dans son numéro de dandy british constipé et elle maîtrise toujours sa partition de reine de la boulette, capable de confondre un dictateur avec son chauffeur en direct à la télé ou de finir à poil dans la mauvaise yourte lors d’un festival. Si Hugh Grant était un cran au-dessus, Patrick Dempsey s’en sort honorablement avec son rôle de beau gosse américain bien sous tous rapports : une chouette Nemesis pour Darcy qui donne du piquant à l’affaire.
  • 3Parce que c’est drôle

    Bien sûr, Bridget Jones n’est pas le film le plus renversant ou audacieux de l’année. Mais il ne prétend pas être autre chose qu’une comédie pop corn pêchue. Les gags et les quiproquos fusent sans être trop lourdauds et les seconds rôles ont tous leur bout de gras à défendre. Notamment la maman de l’héroïne, désopilante d’opportunisme politique, et la gynéco taquine et féministe de Bridget campée par Emma Thompson, également scénariste. Notre petit doigt nous dit que la réussite de ce troisième film lui doit beaucoup.

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