Pourquoi Sylvester Stallone gagnera (aussi) l’Oscar avec "Creed"

Pourquoi Sylvester Stallone gagnera (aussi) l’Oscar avec "Creed"

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CONSECRATION – Cabossé, touchant, puissant, Sly reprend le rôle mythique de Rocky Balboa dans le septième opus de la saga, le meilleur depuis l’original. A la clef : un Golden Globe du meilleur second rôle et une très probable victoire aux Oscars dans la même catégorie. Metronews vous explique pourquoi la statuette ne saurait lui échapper.

Parce que c’est une légende vivante
Il a fait son entrée sur le ring en 1976 puis est devenu, en six films, l’icône la plus populaire du film de boxe, de celles qui nourrissaient l’imaginaire des futurs cinéastes. Résultat : 40 ans après sa première apparition sur grand écran, Rocky Balboa reprend du service sous la direction de Ryan Coogler, fan absolu de la saga. Mais hors de question cette fois pour la star du ring de mener le combat. Rocky devient le coach d’Adonis Creed, fils d’Apollo, adversaire mythique du boxeur prolo de Philadelphie. Et, héros ou non, le poids des années est bel et bien là : souffle coupé, chevelure grisonnante, gueule cassée, carcasse fragilisée, le champion (et Stallone à travers lui) rend les armes et assume ses (presque) 70 ans en passant le relais à ce légitime successeur. Et ça lui va comme un gant !

Parce qu’il est soutenu par un coach inspiré
A l’instar de son pote Schwarzy, autre action movie star des années 80, Stallone a connu son lot de nanars. Mais, après James Mangold qui avait su voir au-delà de la caricature du musclor dans Copland, Ryan Coogler a lui aussi su déceler le tragédien derrière l’armoire à glace. Mieux, le cinéaste lui offre le meilleur écrin qui soit : une mise en scène percutante dans les scènes de boxe et d’entraînement, des séquences "émotion" équilibrées ne tirant jamais trop sur la corde lacrymale, et surtout, un partenaire à sa taille. Révélé dans Fruitvale station du même réalisateur, le charismatique Michael B. Jordan dépasse le cliché simpliste du surdoué-de-l’uppercut-fracassé-par-la-vie et campe avec Stallone un duo de battants attendrissant et complice.

Parce qu’il a déjà décroché le Golden Globe
S’il collectionnait les nominations et les prix aux Razzie awards, récompensant les pires films de l’année, et avait décrochait en 2000 le "Razzie du pire acteur du siècle pour 99,5% de ses films", Sly n’avait jusque là été nommé aux Oscars que pour Rocky en 1977. La boucle est donc bouclée : non seulement le comédien a déjà gagné le Golden globe du second rôle pour Creed mais il part aussi favori aux Oscars qui se dérouleront le 28 février.  Une consécration qui serait amplement méritée : si le long-métrage de Ryan Coogler est un divertissement bien ficelé et un hommage soigné au premier film, Sylvester Stallone l’emmène là où personne ne l’attendait. A mille lieues de la suite opportuniste, au top du mélo filial.

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