Rosamund Pike : la star de "Gone Girl" change de tête (et de langue) dans "Otages à Entebbe"

CINÉMA
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ZOOM – En salles en France le 2 mai prochain, "Otages à Entebbe" offre à l’actrice anglaise Rosamund Pike, l'épouse schizo de "Gone Girl", l’occasion d’une performance bluffante. Et dans la langue de Goethe s’il vous plaît.

Son rôle de James Bond Girl lui a longtemps collé à la peau. En 2002, Rosamund Pike n’a que 23 ans lorsqu’elle incarne l’agent Miranda Frost aux côtés de Pierce Brosnan, 007 sur le départ, dans "Meurs un autre jour". Si on la retrouve au générique de "Orgueil et Préjugés", "La Faille" ou encore "Jack Reacher" avec Tom Cruise, il faudra patienter jusqu’à son rôle d’épouse délicieusement psycho dans le "Gone Girl" de David Fincher, d'après le roman de Gillian Flynn, pour que la belle Anglaise crève enfin l’écran comme elle le mérite. 


Depuis, cette fille d’un couple de chanteurs d’opéra change de répertoire dès que l’occasion se présente. Quelques semaines après le poignant thriller "Hostiles" avec Christian Bale, et avant d’incarner Marie Curie pour la réalisatrice franco-iranienne Marjane Satrapi, on la retrouve mercredi prochain dans "Otages à Entebbe", un thriller historique mis en scène par le Brésilien José Padilha, l’auteur viril de "Troupes d’Elite". Son rôle ? Celui de l’Allemande Brigitte Kuhlmann, membre des Cellules révolutionnaires, co-responsable le 27 juin 1976 du détournement d’un vol Air France Tel Aviv-Athènes-Paris. Et qui aboutira à une prise d’otages retentissante de 7 jours sur l’aéroport de Entebbe, en Ouganda.

La vérité c’est que j’ai appris des dialogues d’un niveau assez avancé alors que je suis incapable de tenir une conversation en allemandRosamund Pike

Refusant tout manichéisme, le film donne à la comédienne l’occasion d’une nouvelle performance étonnante, toute en nuances, comme elle les aime. "On a toujours besoin de savoir ce qui motive un personnage, et il faut comprendre sa cause, autrement c’est impossible à jouer. Ça va au-delà des dialogues. C’est l’énergie derrière les dialogues", insiste Rosamund Pike. "Ce qui est intéressant aussi c’est de jouer avec les attentes des spectateurs. Avec mon personnage et celui de Wilfried Böse, joué par Daniel Brühl, on peut ne pas admirer ce qu’ils font. Mais si à un moment vous ressentez quelque chose pour eux, c’est perturbant et c’est le but recherché."

Histoire de proposer une performance encore plus réaliste, Rosamund Pike a appris ses répliques en anglais et en allemand, du moins en phonétique. "C’est une chose de jouer en anglais avec un accent allemand. C’en est une autre de jouer carrément dans une autre langue que la sienne. J’avais l’impression d’être une sorte de faussaire", avoue-t-elle. Le résultat est tellement bluffant que son partenaire Daniel Brühl s’est mis à lui parler dans la langue de Goethe entre les prises ! "La vérité c’est que j’ai appris des dialogues d’un niveau assez avancé alors que je suis incapable de tenir une conversation en allemand sur un sujet compliqué comme la politique. Encore moins de retrouver mon chemin dans Berlin !".  

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