Scarlett Johansson : "Luc Besson est un visionnaire et un passionné"

Scarlett Johansson : "Luc Besson est un visionnaire et un passionné"
CINÉMA

INTERVIEW - Après La Veuve Noire dans "Avengers", Scarlett Johansson joue les superhéroïnes dans "Lucy", le nouveau film d’action de Luc Besson. Pour metronews, elle raconte son admiration pour le réalisateur français et son amour pour les personnages de dures-à-cuire.

Luc Besson aime les héroïnes couillues. Après Nikita, Le Cinquième élément ou Jeanne d’arc, le cinéaste vous présente Lucy, trentenaire sexy qui, après qu’une poche de drogue a éclaté dans son intestin, acquiert des pouvoirs illimités. Scarlett Johansson nous parle du blockbuster le plus girl power de cet été 2014.

Quel souvenir gardez-vous de votre première rencontre avec Luc Besson ?
Son enthousiasme. Ca fait 10 ans qu’il porte ce projet : Lucy, c’est un vrai prolongement dans le travail de Luc qui est l’un des rares à savoir offrir aux actrices des personnages féminins aussi forts et touchants. Il a un savoir faire incroyable quand il s’agit de mettre de l’affect dans un univers aussi badass !

C’est-à-dire ?
Luc est un visionnaire et un passionné : il fait un cinéma très moderne et pense au public quand il fait un film. ll sait parfaitement communiquer ses idées et traduire des mots en images qui iront droit au cœur du public.

C’est aussi un vrai film pop corn ?
Bien sûr. Non seulement le film pose de vraies questions éthiques et philosophiques, mais c’est aussi un pur divertissement comme seul Luc sait les faire.

En quoi Lucy est-elle une héroïne particulière ?
Au début, le personnage n’est pas si intéressant. C’est une fille banale. C’est l’expérience qu’elle traverse qui est extraordinaire et qui en fait un être un part, doté de grandes capacités physiques et d’une intelligence hors du commun. C’est son évolution et son paradoxe qui m’intéressaient : à mesure que ses pouvoirs augmentent, elle perd ses repères et s’écroule.

"Je ne cherche pas de justification politique à tous mes choix de carrière"

Avez-vous suivi un entraînement pour le film ?
Vous savez, le sport fait partie de mon style de vie et, avec les Avengers, je commence à maîtriser les pirouettes, les combats et les armes à feu.

Pensez-vous qu’il y ait assez de rôles de ce type pour les actrices aujourd’hui ?
Ca évolue dans le bon sens. Notamment parce que, qui dit héroïne de films d’action, ne dit plus nécessairement érotisation du personnage et love story. La femme devient peu à peu l’égal de l’homme dans ce domaine comme dans les autres sphères de la société. Et le bon coté des choses, c’est qu’il y a encore beaucoup de potentiel : nous n’en sommes qu’au début de cette féminisation décomplexée des films d’action.

Jouer les superwomen n’est pas une déclaration féministe ?
(Rires) Le féminisme est un sujet trop complexe pour que je me lance dans des explications en deux phrases. Ce serait caricatural et on me le reprocherait (rires) Et puis, je ne cherche pas de justifications politiques ou sociales à tous mes choix de carrière.

Quand vous étiez ado, vous étiez cliente de films d’action ?
Comme pas mal des gens de ma génération, j’ai été biberonnée aux Indiana Jones et Batman mais je ne courais pas voir tous les blockbusters qui sortaient. J’étais plutôt du genre à me ruer sur les Paul Thomas Anderson.

Y-a-t-il un autre réalisateur français avec lequel vous aimeriez travailler ?
Roman Polanski ! Il est tellement brillant.

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