"Shaun le mouton", "Taxi Teheran", "Dear White People"… : notre sélection DVD/Blu-Ray du week-end !

CINÉMA
RATTRAPAGE – Vous aimez envie de bêler de plaisir ? Vous avez un taxi à prendre ?... Sans plus attendre : allumez votre télé, activez vos lecteurs DVD/Blu Ray ou votre service de VOD et prenez place dans votre canapé. Metronews vous a concocté un programme idéal !

► SHAUN LE MOUTON
Meuh c’est mignon !
Plaisantin jusqu’au bout du poil, Shaun le mouton fait des conneries à tour de bras. Sa dernière en date ? Avoir accidentellement entraîné son maître, un fermier taiseux, à la Grande Ville, où un danger l’attend. L’occasion pour la boule de laine sur pattes de partir à sa rescousse avec ses congénères. Sans paroles, cette « burlesquerie » animée redouble, au-delà de sa beauté visuelle, d’une rare inventivité dans son comique de situation. Lequel évoque le meilleur de Chaplin. Adultes et enfants riront à gorges déployées.
(En DVD et Blu-Ray chez Studiocanal)

► DEAR WHITE PEOPLE
Des clichés en noir et blanc…
Avec Dear White People, le jeune cinéaste Justin Simien, sorte de fils spirituel de Spike Lee et Oprah Winfrey, focalise son attention sur le quotidien d’étudiants noirs dans une prestigieuse université majoritairement blanche. Sur fond de polémiques et de dézinguage en règle des clichés raciaux, cette comédie branchouille et ultra bavarde déploie une interrogation protéiforme sur l’identité. A l’heure où l’Amérique ne cesse de compter ses dérives policières, le sujet brûle par son caractère tristement actuel.
(En DVD chez Blaq Out)

► TAXI TEHERAN
Cinéma résistant…
Tantôt poignante, tantôt lassante, Taxi Teheran est une oeuvre inégale dont la force indubitable réside toutefois au coeur de sa simple existence. Dans un monde où les artistes cravachent pour s’exprimer, comment ne pas souscrire à ce cri de rage silencieux de l’Iranien Jafar Panahi ? Assigné à résidence avec interdiction de filmer en 2010, l’intéressé a tout de même réussi à transformer un taxi en plateau de tournage portatif, d’où il se pose en témoin privilégié des éveils et des gouffres de sa société.
(En DVD chez Memento Films)

► AU REVOIR L’ETE
Bonjour l’automne…
Non, Au revoir l’été n’est pas un énième film sur le retour au bercail. Pour le cinéaste japonais Koji Fukada, 35 ans, le véritable sujet réside dans ce moment charnière où une existence emprunte un nouvel ailleurs. Ici, c’est du destin de Mikie dont il est question et de cet été qu’elle passe dans son village natal, occupée à traduire un roman et à renouer avec son ancien amant. Réflexion rhomérienne sur la vie, portrait drolatique du Japon contemporain, Au revoir l’été touche par le consistance que porte son apparente légèreté.
(En DVD chez Survivance)

► ALDA ET MARIA
Trouver racine…
A 16 et 17 ans, Alda et Maria ont tout à construire. Surtout une identité. Pour ces deux soeurs-courage, il s’agit avant tout de tirer un trait sur la guerre qui sévit en Angola. C’est à Lisbonne, en plein été 1980, qu’elles débarquent alors pour se reconstruire tant bien que mal. Soutenue par les interprétations chaleureuses et spontanées de ses deux comédiennes, Alda et Maria est une première oeuvre riche, passionnante et libre, parabole universelle de ces jeunesses prises en tenaille par les vents contraires de l’exil.
(En DVD chez Contre-Allée)

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