Sing Street de John Carney fait une énorme razzia au Festival de Dinard !

CINÉMA

QUATUOR - Passé par les cases Sundance et Deauville, où il a reçu des accueils plus que chaleureux, Sing Street de John Carney a littéralement enflammé le 27ème Festival du Film Britannique de Dinard en raflant samedi soir quatre prix sur quatre. Il succède ainsi, de manière triomphale et insolente, à Sauvages de Tom Geens, lauréat 2015.

On s’attendait à ce que Sing Street électrise la 27ème édition du Festival du Film Britannique de Dinard. Mais qu’il dame aussi violemment le pion aux cinq autres longs métrages présentés en compétition à ses côtés, on ne l’avait pas vu venir. Sur les quatre récompenses mises en jeu, la comédie de l’Irlandais John Carney n’a pas fait de quartier. Elle les a en effet toutes remportées : le Grand Prix (alias le Hitchcock d’or) et le Prix du scénario, décernés par le cinéaste Claude Lelouch, président du jury de ce millésime, ainsi que les prix du public et le Hitchcock « coup de coeur » de l’association La règle du jeu. 

Concurrence au tapis

Un plébiscite total et complètement mérité pour cette oeuvre qui surclassait, depuis des hauteurs insoupçonnées, toute sa concurrence -seul Away de David Blair avec Timothy Spall et Juno Temple a sauvé l’honneur en faisant main basse sur une mention spéciale du jury. Pour rappel, Sing Street, dont nous étions déjà tombés amoureux au Festival de Deauville, relate le parcours d’un jeune écolier marginal, magnifiquement incarné par la révélation Ferdia Walsh-Peelo, qui monte un groupe de rock avec ses camarades dans le Dublin des années 80. Le tout, pour séduire une jeune mannequin qu’il aime et qu’il souhaiterait engager dans son premier clip. 

Vivifiante, sensible, drôle et diablement rythmée -le réalisateur John Carney (Once, New York Melody) est également musicien à la ville-, cette comédie aux saillies parfois dramatiques sortira en salles le 26 octobre prochain. Ne ratez pas le coche… Vous risqueriez de le regretter. Autres temps forts de ce festival chaleureux : la présentation de Moi, Daniel Blake, la Palme d’or de Ken Loach, les hommages aux comédiens Gary Lewis (Billy Elliott) et Kate Dickie (Game of Thrones) ou encore la venue du plus célèbre des cascadeurs hexagonaux, Rémy Julienne, lequel a offert sa maestria à six volet de la saga James Bond. En somme, une parenthèse so british, portée par des films souvent tournés vers l’avenir de la jeunesse, qui fait espérer. Malgré le Brexit.    

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