"Soudain la vie de cette personne est entre vos mains" : Audrey Fleurot raconte son baby blues

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CONFIDENCES - A l’occasion de la sortie de "La Fête des mères", en salles ce mercredi, la comédienne Audrey Fleurot a raconté à nos confrères du "Huffington Post" le baby blues dont elle a souffert après la naissance de son fils Lou.

C’est un visage bien connu des téléspectateurs. Star de séries populaires comme Un village français ou Engrenages, Audrey Fleurot est au cinéma cette semaine dans La Fête des mères, le nouveau film de la réalisatrice Marie-Castille Mention-Schaar. Elle y interprète Anne, une présidente de la République un brin paniquée par sa maternité. Tout sauf un rôle de composition pour la comédienne puisqu’elle a elle-même souffert d’un baby blues à la naissance de son fils Lou, en novembre 2015.


"On nous donne l'impression qu'une fois que vous accouchez, un lien immédiat se construit. Mais pas du tout, raconte-t-elle dans une interview accordée à nos confrères du Huffington Post. "Vous êtes face à un élément étranger que vous allez devoir apprivoiser autant qu'il doit vous apprivoiser, vous (…) Soudain, la vie de cette personne est complètement entre vos mains. C'est terriblement angoissant. Si vous ne vous en occupez pas, il meurt."

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"La fête des mères" : la bande-annonce du film avec Audrey Fleurot

Si Audrey Fleurot, 40 ans, estime avoir été atteinte par ce mal souvent tabou, c’est en partie à cause de son emploi du temps, tournant deux films pendant qu’elle était enceinte de son compagnon, le réalisateur Djibril Glissant. "Neuf mois, c'est le temps que ça prend pour se faire à l'idée. Et comme je n'ai pas eu le temps d'en profiter, je pense que ça m'a pris les neuf mois qui ont suivi", observe-t-elle.


Un déséquilibre hormonal est également à l’origine de cette période douloureuse. "Si on m'avait dit plus tôt que ce n'était pas de ma faute, que c'était un coup des hormones, que je n'y pouvais rien et qu'il fallait que je prenne un traitement pour me recadrer, j'aurais perdu moins de temps", estime Audrey Fleurot, jugeant nécessaire de mieux informer les jeunes mamans pour ne pas les faire culpabiliser.

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