"Star Trek Sans Limites", notre avis : la croisière spatiale s’amuse, et nous avec

CINÉMA
ON AIME – Kirk, Spock et tout l’équipage de l’USS Enterprise reprennent du service dans "Star Trek Sans Limites", 13e escapade cinématographique de la saga spatiale créée dans les sixties par Gene Roddenberry. A défaut de surprendre, un blockbuster monté sur ressorts, portés par un casting enthousiaste et une petite touche pop bienvenue.

Chronique d’un comeback réussi, suite. En 2009, l’incontournable J.J. Abrams rafraîchissait la saga Star Trek sur grand écran avec une idée astucieuse : raconter la rencontre entre le commandant Kirk et Spock, son second aux oreilles pointues, à leur entrée à l’académie Starfleet, bien avant qu’ils ne deviennent les héros cathodiques imaginés dans les années 1960 par Gene Roddenberry.

L’occasion de faire appel à un casting de jeunes comédiens pour de s’adresser à un nouveau public, tout en adressant quelques clins d’œil aux Trekkies, échaudés par une série de nanars interplanétaires. C’était frais, bien joué, bien rythmé, remixant avec humour mais respect les codes de la séries d'origine. Un franc succès au box-office qui sera suivi d’un second volet, tout aussi réussi, en 2013.

Kirk et Spock séparés ? Nooon...

Depuis, le créateur de Lost s’en est allé ressusciter une autre franchise spatiale dont vous avez sans doute entendu parler. Le solide Justin Lin (Fast and Furious) lui a succédé derrière la caméra tandis que les héros ont pris de la bouteille. Kirk (Chris Pine), à vrai dire, n’a plus rien du chien fou des deux premiers opus. Désormais admiré de tous, il s’interroge sur le sens de sa vie – marcher dans les traces de son père, ou pas, that is the question.

Spock (Zachary Quinto), lui, a largué la Terrienne Nyota Uhura (Zoe Saldana) songe à tout plaquer pour faire des petits Vulcaniens. Leurs chemins vont-ils se séparer ? On se doute bien que non. A la demande de la mystérieuse Kalara, l’USS Enterprise reprend du service pour secourir son équipage, perdu sur la planète Altamid. Sauf qu’il y a un loup…

Idris Elba bof, Sofia Boutella oui !

A défaut de surprendre, ce Star Trek Sans Limites fait très bien son job. Le genre de blockbuster 100% fun qui mise moins sur le marketing à outrance que sur un savoir-faire hollywoodien indéniable : des rebondissements permanents, bien qu’un peu prévisibles, des acteurs visiblement complices qui s’amusent comme des petits fous et des effets spéciaux qui en mettent plein la vue sans faire mal à la tête.

Dommage que Krall, le méchant joué par un Idris Elba caché la majeure partie du temps sous des tonnes de latex, ne fasse pas vraiment peur. Et si la franco-algérienne Sofia Boutella est plutôt séduisante sous le maquillage de l’intrépide Jayla, la meilleure idée du film est…

(ATTENTION SPOILER) musicale. Afin de parasiter l’arme biologique de Krall, Kirk & co utilisent les infrabasses d’un tube incontournable d’un célèbre groupe de rap new-yorkais. On ne vous en dira pas plus, mais c’est purement jouissif. Difficile de ne pas y voir l’influence récente de Guardians of the Galaxy, le space opera pop de Marvel. Mais qui va s’en plaindre ? 

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