Steven Spielberg aux étudiants d'Harvard : "Nous sommes une nation d'immigrés... du moins jusqu'ici"

Steven Spielberg aux étudiants d'Harvard : "Nous sommes une nation d'immigrés... du moins jusqu'ici"

SAGESSE – Jeudi 26 mai, le réalisateur est venu donner un discours aux heureux étudiants de Harvard. Pas tellement pour leur donner des conseils de carrière pour gagner beaucoup d'argent, mais plutôt pour les encourager à rester des citoyens honnêtes, courageux et généreux. Extraits choisis d'une sagesse à l'usage de toutes les générations.

La promo 2016 de Harvard, l'une des plus prestigieuses universités du monde, est vernie. Habituée à suivre les cours des plus grands professeurs et chercheurs, ils ont pu écouter l'un des plus grands maîtres de l'imaginaire. Steven Spielberg est arrivé en baskets pour donner le 365e "discours du commencement" de Harvard, qui accueille les nouveaux étudiants. Le père du réalisateur, âgé de 99 ans, était assis au premier rang pour écouter un discours à l'image des films de son fils : tourné vers l'autre, optimiste et généreux.

Steven Spielberg a commencé par une plaisanterie : "Je me souviens de ma propre remise de diplômes comme si c'était hier, probablement parce que ça remonte à 14 ans", faisant référence à sa ré-inscription tardive à la California State University, où il a suivi des cours de paléontologie qui lui ont été "très utiles pour tourner Jurassic Park".

Se confronter aux difficultés et aller voter

Il a appelé les étudiants à "ne pas fuir ce qui est douloureux", mais plutôt "de l'examiner et de s'y confronter". Il a poursuivi avec la nécessaire ouverture aux autres : "nous sommes une nation d'immigrés... du moins jusqu'ici ", a-t-il rappelé, en mettant en garde contre les "tendances nationalistes", une allusion à peine voilée aux propos du probable candidat républicain à la présidentielle, le milliardaire Donald Trump.

Pour le cinéaste américaine, ces dérives doivent être combattues avec des "manifestations pacifiques" et "en votant lors des prochaines élections". Avec cette conclusion magnifique : "Mon boulot, c'est de créer un monde qui dure deux heures ; le vôtre, de créer un monde qui dure toujours."

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