"Tamara" : pourquoi ce teen movie à la Française va faire un carton

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ON AIME - On n’avait pas vu comédie ado plus réussie depuis "L.O.L "et "Les Beaux gosses". Dans l’ère du temps, mignon et drôle, "Tamara" d’Alexandre Castagnetti pourrait être le nouveau coup de cœur du jeune public. Et pas seulement grâce à la présence au générique du beau gosse Rayane Bensetti.

En 2001, Tamara apparaissait sous les plumes et les crayons de Zidrou et Darasse. Quinze ans et treize bandes dessinées plus tard, elle devient un personnage de cinéma et l’une des prétendantes au titre d’héroïne fétiche des adolescentes. Car Tamara a 16 ans, des formes qu’elle assume tant bien que mal et l’envie de tomber amoureuse. Alors, avec sa meilleure amie (Oulaya Amamra, la révélation de Divines), elle se lance un défi : choper le prochain mec qui franchira la porte de sa classe. Diego, beau gosse courtisé par les pestes du lycée, sera l’heureux élu mais Tamara ne se démontera pas et vivra une année riche en nouvelles expériences. 

C’est rythmé, guimauve mais pas trop, et souvent drôle

Sur le papier, ce pitch sent le réchauffé et la niaiserie. Mais le sens de l’observation d’Alexandre Castagnetti est tel que sa comédie teenage emporte les suffrages et désamorce toute tentative de cynisme. Le réalisateur capte avec pertinence les émois,  les dilemmes et les codes de langage des jeunes (réseaux sociaux, SMS...), permettant ainsi à ses personnages d’échapper aux clichés. Tamara n’est pas une usine à complexe : c’est une demoiselle déterminée, passionnée et sensible, une sorte de mini-Bridget Jones joliment campée par Héloïse Martin. Laquelle forme un duo attendrissant avec Rayane Bensetti, l’ancien gagnant de "Danse avec les stars" qui séduit ici en sportif bienveillant (mais pas tarte).


Si leur relation reste le fil rouge de cette histoire, le cinéaste ne néglige par ailleurs pas les autres axes de son récit, la relation mère-fille notamment. Sylvie Testud est aussi drôle que vraie en maman protectrice au point, parfois, d’en être intrusive (irrésistible scène que celle où elle espionnera, choquée, les SMS cochons de sa fille). Les autres seconds rôles sont à l’avenant, du beau papa complice, à la voisine de palier, plus motivée pour boire l’apéro que pour s’occuper de ses jumelles , "un peu connes " de son propre aveu. C’est rythmé, guimauve mais pas trop, et souvent drôle. En bref, c’est une jolie surprise. 

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"Tamara" : un premier film pour Héloïse Martin et Rayane Bensetti, déjà adulé

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