"The Amazing Spider-Man 2" : la déception au bout du fil

"The Amazing Spider-Man 2" : la déception au bout du fil

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CRITIQUE - En salles le 30 avril prochain, "The Amazing Spider-Man : le destin d'un héros", porté par un casting solide, mélange malhabilement histoire d'amour et combats très électriques. Metronews vous donne son avis à chaud.

On prend les mêmes et on recommence. Après le succès de The Amazing Spider-Man, le cinéaste Marc Webb retrouve le comédien britannique Andrew Garfield sous les traits du personnage culte créé par Stan Lee et Steve Ditko. Comme pour le premier opus du reboot, le héros est toujours un mec à la cool, beaucoup plus sociable que ne l’était sa précédente variante. Un esprit brillant et vif, fraîchement diplômé et toujours aussi in love de sa Gwen Stacy (Emma Stone). Ballotté entre son histoire de cœur, ses études et sa tante chérie, Spidey ne doit pas pour autant perdre de vue sa mission première : débarrasser les rues de New York de ses malfrats.

Dans cette production monstre (200 millions de dollars de budget), la menace arrive avec Maxwell Dillon (Jamie Foxx), un employé de l'entreprise gargantuesque OsCorp. Fan absolu de l'homme-araignée, dont il consigne les exploits dans son appartement de chercheur, ce dernier reçoit un jour une redoutable décharge créant un bouleversant muta-génique dans son corps. Très vite, cet individu, qui rasait les murs à cause d'un énorme complexe d'infériorité, devient Electro, un danger public capable de maîtriser et de produire de l'électricité à des fins meutrières. Autant dire qu'il faudra produire un max de toiles pour le stopper, surtout après que le jeune héritier d'OsCorp (Dane DeHaan), ami d'enfance de Peter Parker, le rejoint brusquement du côté obscur.

La frustration : vainqueur par KO

Contrairement au précédent épisode, le réalisateur Marc Webb, passé par la case de la rom-com (500 jours ensemble), essaye de trouver un juste équilibre entre le spectacle haut de gamme et l'auscultation de la personnalité de son protagoniste. C'est dans ce second versant du récit que le long métrage puise ses principaux atouts. Ni meilleur ni moins bon que Tobey Maguire, vedette des premiers volets, Andrew Garfield apporte ce qu'il faut de talent dramatique pour étoffer la psychologie en sac de nœuds de Spider-Man. Dans les quelques séquences dramatiques qui parcourent l'histoire, il abat le travail consciencieusement et efficacement.

Le souci de ce blockbuster réside finalement dans la dysharmonie absolue entre l'action et l'émotion. Webb se perd dans sa toile et peine à installer une réelle fluidité narrative à son entreprise arythmique. Ses scènes d'action, globalement illisibles, ont par ailleurs subi les foudres d'un montage très (trop) cut. Ajoutez cela à une 3D approximative et vous obtiendrez des moments pétaradants à défaut d'être carrément exaltants. Au terme de la projection, le spectateur sera sûrement assailli par une forme de frustration. Car, sans pour autant faire office d'échec, The Amazing Spider-Man 2 entremêle tout du long de jolis instants (grâce à son casting) et d'insupportables flottements. La déception est au bout du fil.

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