"The Door" : jusqu'où une mère est-elle prête à aller pour retrouver son fils ?

CINÉMA
ON AIME - En salles ce mercredi, "The Door" relate le deuil d’une mère qui va tenter un dernier au revoir à son enfant décédé. Réalisé par Johannes Roberts, ce long métrage se distingue du tout-venant horrifique et propose un drame familial qui tient ses promesses. Ouvrez la porte de l’effroi !

La mer. Les sourires. Un couple d’Américains. Leurs enfants. Et le soleil de l’Inde illuminant de mille feux cette expatriation joyeuse. Dans The Door, la famille-modèle mise en lumière s’apparente à une image d’Epinal. Celle d’un bonheur parfait, inouï. Un tableau idyllique bientôt déchiqueté par la Grande Faucheuse qui, dans sa méchanceté, enlève le petit garçon suite à un accident de la route.

Knock Knock Knocking on heaven’s door ? 

La mère, incarnée par Sarah Wayne Callies (The Walking Dead, Prison Break), va alors plonger dans un deuil poisseux, inextricable et redoutablement néfaste pour l’équilibre de son mariage. Alors qu’elle se croit condamnée aux ténèbres éternelles, la gouvernante de sa somptueuse demeure lui apprend dans un murmure glaçant qu’un rituel ancestral peut lui permettre de faire de vrais adieux à son enfant.

Mode opératoire ? Exhumer le corps du petit (une des scènes fortes et ultra culottées du film), l’incinérer, monter dans un train, rallier un ancien temple isolé, répandre les cendres sur les marches d’un vieil escalier et attendre que la nuit engloutisse tout. Une fois ces étapes révolues, il ne reste plus qu’à patienter derrière une mystérieuse porte séparant le monde des vivants de celui des morts.

Film de genre oblige, l’héroïne va braver l’interdit et ouvrir la fameuse door qui donne son titre à cette réalisation de Johannes Roberts. Un acte insensé, catalyseur d’effets paranormaux en tous genres. Produite par Alexandre Aja, chantre du cinéma d’horreur en France (et ailleurs), cette oeuvre plutôt maligne emprunte les codes du genre, à l’instar de Mister Babadook, pour embrasser la thématique du deuil.

Climat anxiogène de rigueur

Si le cinéaste use et abuse des jump-scares et des facilités sonores, dévaluant ça-et-là l’originalité d’un récit qui aurait clairement pu s’en priver, on ne lui refusera pas quelques compliments mérités. Malgré le jeu assez générique de ses acteurs, il parvient en effet à installer - grâce notamment à des décors aussi dépaysants qu’intéressants - un climat anxiogène. Encore mieux : il dissémine des moments de réelle émotion et d’exaltante terreur.

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