"The Fits" en salles ce mercredi : la plus belle découverte du début d'année

CINÉMA

ALLEZ-Y - Premier film de Anna Rose Holmer, jeune réalisatrice surdouée, "The Fits", racontant comment une fille de 11 ans abandonne peu à peu la boxe pour la danse, s'impose comme une découverte majeure. En salles ce mercredi.

Toni, 11 ans (Royalty Hightower), s’entraîne dans la salle de boxe de son grand frère. Elle découvre qu’à l’étage au dessus, un groupe de filles apprennent une variante très physique du hip hop, le drill. Attirée par leur énergie, leur force, leur assurance, Toni abandonne peu à peu la boxe pour la danse. 

Le style à la fois physique et abstrait de l’instigatrice Anna Rose Holmer (la jeune trentaine), où l’inquiétude sourd de chaque silence, de chaque regard, divisera assurément les spectateurs et c'est tant mieux: on manque tant de mystère aujourd’hui pour ne pas se réjouir dès lors qu’un film nous perd. 

Nous demandant de devenir des spectateurs actifs (à nous de combler les vides et les ellipses), Anna Rose mélange les genres entre eux pour échapper aux étiquettes comme au poids des apparences: elle part dans le film de banlieue (et en fait non), furète vers un terrain sexuel (et en fait non), bifurque vers l’horreur (et en fait non), lorgne sur la dimension initiatique (et en fait non). 

En 1h12 seulement, rien n’est confortable, tout est bizarre. Et c’est merveilleux. A l’aune de la (renversante) conclusion.

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