"The Raid 2" : et si c'était le meilleur film d'action de tous les temps ?

"The Raid 2" : et si c'était le meilleur film d'action de tous les temps ?

CHOC - Deux ans après "The Raid", film d'action historique opposant flics et narcotrafiquants, le gallois Gareth Evans récidive avec un second opus époustouflant. Pour Metronews, le réalisateur se confie sur ce sommet de violence et de castagne. On en est raide dingue !

Pantelant, à bout de souffle, le corps fracassé. En juin 2012, Rama, un policier sur le point d'être papa, parvenait à faire tomber un trafiquant de drogue sociopathe dans une citadelle luciférienne. C'est ainsi que s'achevait The Raid du gallois Gareth Evans, huis clos virtuose qui déboitait littéralement la mâchoire des spectateurs. "J’ai tourné ce premier opus après qu’on m’a refusé le financement d’un projet qui me tenait à cœur", confie le cinéaste de 34 ans. "Il s’agissait en réalité d’un plan B fait par frustration. Le film a été écrit rapidement et jouait sur la corde du survival horrifique".

Succès critique et public oblige, le "fort désir de suite" qui animait Evans a fini par éclore en tout logique avec un second volet, en salles ce mercredi, sur lequel les investisseurs se sont rués. "Nous avons réuni 4,5 millions de dollars", explique l’intéressé. "C’est l’équivalent du budget d’un drame à Hollywood. Je peux vous dire qu’on a mis chaque centime à l’écran". Toujours avec le véloce Iko Uwais dans la peau du héros adepte du pençak silat (art martial pratiqué en Indonésie, où vit Evans depuis 7 ans, ndlr), cette suite prend racine deux heures après les faits du précédent. Rama se voit en effet obliger d’infiltrer un syndicat du crime où règnent mafia et yakusas.

Expérimenter, à défaut de surprendre

"Je disposais cette fois de l’espace nécessaire, d’un point de vue temporel et physique, pour développer les personnages", poursuit Evans. "On a adapté les armes et les combats à leur évolution psychologique. Vous savez, après le premier Raid, nous avions perdu notre effet de surprise. Il fallait donc impérativement que ça soit mieux, que l’histoire soit meilleure. Nous devions expérimenter davantage et trouver de nouvelles manières de bouger la caméra. Je voulais me prouver que j’en étais encore capable". Notez que The Raid 2 ne se limite pas simplement à l'opposition manichéenne entre flics et salauds mais entend dresser le portrait flippant d'un monde où tout un chacun se cannibalise.

Si les acteurs sont en roue libre et les dialogues laborieusement étirés, les séquences d'action atteignent ici une puissance paroxysmique sans précédent. A l'instar d'un film porno, le blabla permet de reprendre son souffle avant chacune des nombreuses castagnes extatiques. "Le cinéma d’action entretient la tension jusqu’au combat et quand ça arrive, contrairement à l’horreur, on peut étirer l’adrénaline, explique le réalisateur. Pour surfer sur votre comparaison, c’est une manière en gros de prolonger l’éjaculation et c’est épuisant (rires)". Enchaînant les morceaux de bravoure et de violence (une mutinerie dans la boue et une couse-poursuite en voitures qui feront date), Evans soigne également ses combats, chorégraphiés avec une perfection maladive. Et réécrit, avec sa propre grammaire visuelle, l'histoire du film d’action. Une merveille ! 

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