"Un homme très recherché" : Philip Seymour Hoffman dans son dernier grand rôle

"Un homme très recherché" : Philip Seymour Hoffman dans son dernier grand rôle

EMOTION - Avec "Un homme très recherché", Anton Corbjin, le réalisateur de "Control" et "The American" confiait son dernier grand rôle à l’acteur américain, décédé le 2 février dernier à l'âge de 46 ans.

En février dernier, Philip Seymour Hoffman disparaissait , laissant derrière lui un film posthume, Un homme très recherché. De toutes les scènes, l’acteur incarne un agent tourmenté des services secrets allemands lancé à la poursuite d’un terroriste potentiel. Aux manettes de ce thriller d’espionnage sophistiqué, paranoïaque et un peu trop clinique, Anton Corbijn évoque sa collaboration avec le comédien et son travail d’adaptation du roman de John Le Carré.

Le respect de l’oeuvre
Ce qui m’a interpellé dans le roman de John Le Carré, c’est le contexte post 11 septembre, les conséquences de l’attentat sur nos vies, et la difficulté de jauger les individus, de déterminer la frontière entre le bien et le mal dans un tel contexte. J’ai d’ailleurs veillé à respecter l’équilibre des personnages : chacun d’entre eux, quel que soit son camp, a sa part d’ombre et il est très difficile de déterminer qui est du bon coté de la barrière.

Le vrai visage de l’espionnage
Un Homme très recherché n’est pas un film d’action mais un portrait réaliste de ce qu’est l’espionnage : de l’observation, de l’attente, de la psychologie.... L’espionnage, le vrai, ce n’est ni James Bond, ni Jason Bourne. Ce sont des types comme Bachmann qui, dans l’ombre et le dévouement le plus total, tentent d’améliorer le monde dans lequel nous vivons. Quitte, parfois, à employer des méthodes peu orthodoxes.

Un acteur d'exception
C’est ma petite amie qui a pensé à Philip en lisant le scénario. Dès lors, je n’arrivais plus à imaginer quelqu’un d’autre. Philip n’était pas un comédien interchangeable : une fois que vous l’aviez en tête, il était votre seule option possible. Il avait notamment ce don rare de pouvoir rendre exceptionnel quelqu’un de très banal. C’est ce que je cherchais pour Bachmann. Ca et le physique d’un homme si dévoué à sa tâche qu’il se néglige. Je savais que Philip jouerait le jeu : il n’avait pas de problèmes d’ego. Pour lui, seul le personnage comptait.

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