UN JOUR À DEAUVILLE. Partie 4

CINÉMA
EN DIRECT DE DEAUVILLE 2016. James Franco a quitté le Festival après avoir dispensé interviews et selfies, la compétition reprend avec deux films ce mardi : "Transfiguration" de Michael O'Shea, un film de vampire déjà présenté au Certain Regard au dernier Festival de Cannes et "Sing Street", de John Carney, un feel good movie se déroulant à Dublin pendant les années 80, parcouru par une bande-son à tomber, avec à la clé une fracassante révélation: Lucy Boynton.

Faux film de vampire et vraie histoire d'amour, Transfiguration de Michael O'Shea avait déjà fait parler de lui au dernier Festival de Cannes - il y était présenté dans la section Un Certain Regard. L'action se déroule dans le Queens, à New York. Et l'on épouse pendant une bonne heure trente le quotidien de Milo, 14 ans, taraudé par des pulsions mortifères, obsédé par les images qu'il dévore et qui le dévorent. Orphelin, son seul refuge est l'appartement qu'il partage avec son grand frère, avachi sur un canapé. Solitaire, il passe son temps à regarder des films de vampires. L'arrivée d'une nouvelle voisine fera naître en lui des sentiments inédits. Les freaks se retrouvent pour une errance dans un monde en déshérence, se baladent dans les cimetières en discutant de Twilight, de Morse et de Aux Frontières de l'aube. Entre fantasme et réalité, Transfiguration entretient le doute sur les identités jusqu'au bout. A découvrir en salles le 8 février 2017. En attendant, voici l'affiche...

Second film en compétition du mardi : Sing Street de John Carney, le feel good movie de ce festival de Deauville qui a été stand-ovationné à la fin de la projection par un public en transe. Ce choix contre-carre ainsi l'humeur d'une compétition marquée par des films extrêmement anxieux, questionnant dans l'ensemble l'Amérique en crise et dans tous ses états, parlant avant tout de construction et de déconstruction, de déprime existentielle et de reconquête de territoire. 


Le film se déroule à Dublin dans les années 80. La pop, le rock, le métal, la new wave passent en boucle sur les lecteurs K7, vibrent dans les écouteurs des walkmans et le rendez-vous hebdomadaire devant "Top of the Pops" s'avère incontournable. Ainsi, Conor, un lycéen dont les parents sont au bord du divorce, est obligé à contrecœur de rejoindre les bancs de l’école publique dont les règles d’éducation diffèrent de celles de l’école privée qu’il avait l’habitude de fréquenter. Il décide alors de monter un groupe et de se lancer dans la musique, univers dans lequel il ne connait rien ni personne, à part les vinyles de sa chambre d’adolescent. Et tombe amoureux d'une ravissante demoiselle jouée par Lucy Boynton, superbe révélation. Avec en prime une BOF (The Cure, A-ha, Duran Duran...) à tomber. On en reparlera au moment de sa sortie le 26 octobre. 


Par la suite, nous avons rendez-vous avec trois membres du jury de la révélation Cartier présidé par Audrey Pulvar: Jérôme Bonnell (amoureux fou du cinéma US des années 30-40-50), Kheiron (qui ne s'est jamais remis de American History X) et Christa Theret (qui adore Les Affranchis). 

CLIN D'OEIL. Lucy Boynton, fracassante révélation du Sing Street de John Carney. 

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