UN JOUR À DEAUVILLE 2016. Partie 3

CINÉMA

EN DIRECT DE DEAUVILLE 2016. Artiste expérimentateur, double, imprévisible, James Franco est partout ce lundi au 42e Festival de Deauville, à la fois comme comédien dans un film en compétition (Goat) et comme réalisateur avec la projection de son long métrage "In Dubious Battle", encore une adaptation cinématographique d’un classique de la littérature.

Comme promis, le 42e festival du cinéma américain de Deauville a rendu hommage lundi à la superstar James Franco, qui est venu présenter son nouveau long métrage : In Dubious Battle, inspiré de l'œuvre de John Steinbeck - un roman moins connu que Les raisins de la colère et Des souris et des hommes déjà adaptés sur grand écran.. Acteur bankable et intellectuel engagé, il revient à Deauville en tant qu'artiste confirmé, à la fois acteur, réalisateur, producteur, peintre, poète, photographe. 

On peut certes trouver déconcertante cette volonté de tourner vite des monstres de la littérature américaine (par le passé, Tandis que j'agonise de William Faulkner, et Child of God de Cormac McCarthy) mais il faut croire que le créatif James Franco sait ce qu'il fait, avec un appétit vorace d'expérimentations, avec plus ou moins de bonheur aussi. Tous les journalistes sont prévenus, l'artiste jet-lagué ne donnera que très peu d'interviews et ce sera essentiellement en table ronde, en un temps ultra limité. Entretien à lire sur le site incessamment.   

Projeté ce soir devant une foule "en-dé-lire", In Dubious Battle se déroule sur fond de révolte paysanne en Californie, dans les années 30. Quelque 900 ouvriers agricoles migrants se soulèvent contre leurs propriétaires terriens, n'ayant reçu qu'une petite partie des salaires qui leur avaient été promis. Les journaliers sont menés par un leader charismatique, Jim Nolan (Nat Wolff) qui les exhorte à ne pas se soumettre.

Par ailleurs, en tant que producteur, James Franco est présent avec Goat, film en compétition d'Andrew Neel (dans lequel il apparaît le temps d'une scène azimutée). Le film, produit entre autres par Christine Vachon (également productrice du Teckel de Todd Solondz) et coscénarisé par David Gordon Green, raconte le bizutage dans une université américaine et permet à l'acteur Ben Schnetzer, révélé dans Warcraft, de Duncan Jones et ici arborant le look d'un James Duval chez Araki, de prouver l'étendue de son registre émotionnel.

CLIN D’ŒIL. Comme toutes les stars américaines honorées par le festival, James Franco a inauguré une cabine de plage à son nom sur les planches de Deauville. 

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