"Un petit boulot" : plus c’est noir, plus on se marre

CINÉMA
ON AIME – Romain Duris joue les tueurs à gages du dimanche pour un Michel Blanc immoral à souhait dans "Un petit boulot", le dernier film du regretté Pascal Chaumeil. Une comédie inégale mais plaisante, qui doit beaucoup à ses excellents acteurs.

Une petite ville de France, de nos jours. Comme tous ses collègues, Jacques (Romain Duris) travaillait pour l’usine du coin. Comme tous ses collègues, il s’est retrouvé sur la paille à sa fermeture, la faute à la crise boursière. Cerise sur le gâteau, sa copine l’a quitté. Si son vieux copain Tom (Gustave Kervern) lui offre un job alimentaire dans sa station essence, la proposition de Gardot (Michel Blanc), le mafieux du coin, est bien plus alléchante : éliminer sa femme infidèle en échange d’une grosse liasse de billets.


Duris-Blanc, le duo fonctionne à merveille

De fil en aiguille, Tom va se révéler plus efficace qu’il ne l’imaginait. Et entrer dans une spirale criminelle qui serait franchement glauque si elle n’était contrebalancée par un second degré de tous les instants. Car Un petit boulot, c’est 50 nuances d’humour noir : entre réalisme et absurde, le dernier film du regretté Pascal Chaumeil est un brin inégal. Mais on y croque de vraies tranches de rires grâce à un casting qui prend visiblement beaucoup de plaisir à "jouer les méchants".


Déjà antihéros comique de L’Arnacoeur, du même réalisateur, Romain Duris est impeccable en pied nickelé du crime. Et son duo avec Michel Blanc, par ailleurs scénariste de cette adaptation d’un roman de l’écrivain américain Iain Levison, fonctionne à merveille. Si Gustave Kerven et Alice Belaïdi font le job dans des seconds rôles un peu bâclés, l’excellent Alex Lutz leur vole la vedette dans le rôle d’un bureaucrate un peu trop zélé. Du bon boulot.

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