VIDÉO - A Sundance, Kuso est déclaré "le film le plus vulgaire de tous les temps"

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SCANDALE - Présenté en avant-première mondiale au Festival de Sundance, "Kuso", le premier long métrage du Dj Flying Lotus, a fait sensation, provoquant le dégoût de quelques spectateurs et des réactions délirantes dans la presse.

Flying Lotus, que les mélomanes connaissent bien pour sa musique avant-gardiste mélangeant des influences hip hop, jazz et electro, s'est essayé au cinéma de la manière la plus libre qui soit avec Kuso, un film unique en son espèce. 


En substance, Kuso raconte la lutte des survivants d’un tremblement de terre dans un Los Angeles post-apocalyptique. Un voyage psychédélique à travers la mégapole.


Le Dj Flying Lotus définit son objet filmique comme "un mélange magique de fables sales et d’animations hypnotiques" et revendique l'influence de Alejandro Jodorowsky, référence citée par à-peu-près tous les cinéastes oeuvrant dans un cinéma autre et radical. 


Quelques stars comme Hannibal Burress et George Clinton figurent au casting. La bande son regroupe des titres originaux de Flying Lotus en personne mais aussi Aphex Twin, Thundercat ou encore The Buttress. 

"Mauvais mauvais goût"

La première projection du film a eu lieu le 21 janvier dernier, au Festival de Sundance. 


Quelques jours plus tard, Flying Lotus se fend d'un tweet presque déçu de n'avoir poussé vers la sortie qu'une vingtaine de spectateurs sur les 400 présentes. 


En revanche, la presse ne cache pas son écoeurement comme ce journaliste de The Verge qui a d'ailleurs déclaré à son sujet: "Kuso est le film le plus dégueulasse jamais réalisé". 


Passant en revue toutes les visions délirantes et vomitives du film, le journaliste cite les surréalistes, à Luis Buñuel (Un chien andalou) et à Matthew Barney, et fait référence à une scène où un personnage fait du sophisme au moment de regarder un montage de "pénis poignardés": "c'est de l'art, c'est de la merde, l'art c'est de la merde". 

La description trash évoque aussi le cinéma de John Waters (Pink Flamingos), le roi du "bon mauvais goût", l'originalité en moins.  

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