VIDEO – Alain Resnais : la bande-annonce de "Aimer, boire et chanter", son dernier film

VIDEO – Alain Resnais : la bande-annonce de "Aimer, boire et chanter", son dernier film

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SORTIE – Ce sera donc son dernier film. Dans "Aimer, boire et chanter", en salles le 26 mars, Alain Resnais réunit les incontournables André Dussolier et Sabine Azéma, et une jolie brochette de comédiens, pour une fantaisie tirée d'une pièce d'Alan Ayckbourn.

Aimer, boire et chanter. Ce titre savoureux, curieux clin d'oeil du destin, sera donc celui du dernier film d'Alain Resnais, décédé samedi à Paris à l'âge de 91 ans . En salles le 26 mars, il s'agit d'une adaptation de la pièce The Life Of Riley, du Britannique Alan Ayckbourn, que le cinéaste avait porté à l'écran avec Smoking-No Smoking, en 1993, avec cinq César à la clé, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur, mais aussi avec Coeurs, en 2006.

Dans cette nouvelle comédie, l'auteur de L'année dernière à Marienbad et de On connaît la chanson met en scène les pérégrinations de trois couples, dans la campagne anglaise du Yorkshire, avec au casting les incontournables André Dussollier et Sabine Azéma, mais aussi Hippolyte Girardot, Michel Vuillermoz, Caroline Sihol ou encore Sandrine Kiberain, récompensée vendredi dernier aux César pour son rôle dans Neuf mois ferme, d'Albert Dupontel.

Un dernier film pour "casser les barrières"

C'est sans leur cinéaste que les comédiens étaient venus présenter cette ultime fantaisie, lors du Festival de Berlin, en février dernier. "J'ai essayé de réaliser ce que Raymond Queneau appelait dans Saint-Glinglin, 'la brouchecoutaille', une sorte de ratatouille, en cassant les barrières entre cinéma et théâtre pour gagner en liberté", expliquait Alain Resnais dans les notes d'intention de son film, qui allait recevoir le prix de la critique et un Ours d'argent.

Passionné de bande dessinée depuis toujours, le maître avait collaboré avec le dessinateur Blutch, dont les illustrations ponctuent ce long-métrage presque entièrement tourné en studio, de grandes toiles peintes figurant les décors. "Je le dis pour tous mes films, ce qui m'intéresse c'est la forme, et s'il n'y a pas de forme, il n'y a pas d'émotion", poursuivait Alain Resnais, dont les expériences n'ont jamais cessé d'intriguer les cinéphiles.

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