"Ant-Man et la Guêpe", la critique : le Marvel estival fait mouche

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ON ADORE – En salles ce mercredi, "Ant-Man et la Guêpe" conserve le mélange d’humour et d’action du premier volet, une touche de noirceur et de féminité en plus. Un blockbuster aussi habile qu'irrésistible.

Avant sa sortie, en 2015, on n’attendait pas grande chose des aventures sur grand écran de l’ancien braqueur Scott Lang, alias Ant-Man, un superhéros un peu kitsch apparu dans les comics Marvel au début des années 1960. D’autant plus que le talentueux réalisateur britannique Edgar Wright, longtemps associé au projet, s’était fait la malle peu avant le tournage. Peyton Reed, son remplaçant au pied levé, allait finalement accomplir un petit miracle. Avec dans le rôle-titre l’excellent Paul Rudd, transfuge des comédies irrévérencieuses de Judd Apatow, le film se révélait plein d’humour et d’esprit, offrant une alternative rafraîchissante aux combats épiques de ses camarades Thor, Iron Man et consorts. 


500 millions de dollars de recettes plus tard, une suite s’imposait. Entre-temps, le personnage s’est mêlé à la lutte fratricide entre les Avengers dans "Captain America : Civil War" (2016) lors d’une spectaculaire bataille sur l’aéroport de Leipzig, en violation des accords de Sokovie que nul superhéros Marvel n’est censé ignorer. Deux ans plus tard, on le retrouve assigné à résidence, sous peine de retourner 20 ans derrière les barreaux. S’il a enfin le temps de s’occuper de sa fille, Cassie, il n’a plus de nouvelles du savant (presque) fou Hank Pym (Michael Douglas) et de sa fille Hope (Evangeline Lilly). Jusqu’à ce rêve étrange qui le pousse à reprendre contact avec eux, malgré la mise en garde de la police…

Les filles prennent le pouvoir

L’une des forces du premier volet résidait dans le soin apporté à ses protagonistes, Peyton Reed prenant le temps d’installer chacun d’entre eux avant de déclencher l’inévitable déluge d’effets spéciaux. Loser charmant - et un brin pathétique -, Scott Lang découvrait malgré lui les pouvoirs du costume crée par Hank tout en flirtant avec Hope, avant de prendre conscience de ses responsabilités de père… et de superhéros rigolo. Autour de lui gravitait une galerie de personnages dont on retenait notamment l’hilarant Michael Pena, en ex-taulard plus bavard que méchant. Et bien sûr Michael Douglas, savoureux en scientifique orgueilleux et père maladroit.


La suite ce mercredi en salles est dans la même veine, sinon que Peyton Reed et ses scénaristes ont choisi d’entrer directement dans le vif du sujet, jonglant avec le rire et l’action pied au plancher dès le flashback d'ouverture. La différence majeure tient dans l’importance accordée cette fois aux personnages féminins. Au second plan dans le premier film, Hope tient ici un rôle central, aussi bien dans l’intrigue – la recherche de sa mère Janet (Michelle Pfeiffer) - que dans les scènes d’action où elle vole la vedette à son camarade et prétendant masculin.

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L'ex-vedette de la série "Lost" Evangeline Lilly trouve là son meilleur rôle depuis Tauriel dans "Le Hobbit". Mais les fans devraient tout autant craquer pour Ghost, le personnage mystérieux incarné par la comédienne britannique Hanna John-Kamen, aperçue dans la série "Black Mirror" et le récent remake de "Tomb Raider". Elle apporte une touche de noirceur et d’étrangeté à un blockbuster qui multiplie les digressions, parfois psychédéliques, souvent comiques, et retombe sans cesse sur ses pattes, celle du divertissement haut de gamme, habile et virtuose. Une réussite.


>> "Ant-Man et la Guêpe", de Peyton Reed. Avec Paul Rudd, Evangeline Lilly, Michael Douglas. En salles le 18 juillet

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