VIDÉO - George et Amal Clooney, jeunes parents radieux sur le tapis rouge du festival de Venise

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LOVE IS IN THE AIR - Pour leur première sortie officielle depuis la naissance des jumeaux Ella et Alexander il y a trois mois, le couple a ébloui les photographes de la Mostra où le réalisateur américain présentait son très attendu "Suburbicon", un polar sobre sur l'Amérique raciste des années 1950.

Il est en lice pour recevoir le Lion d'or de la Mostra de Venise. Alors pour le soutenir sur le tapis rouge, il ne pouvait compter que sur son épouse. George Clooney et sa femme Amal ont fait crier les photographes, samedi soir,  alors qu'ils venaient présenter Suburbicon, la sixième réalisation de l'acteur américain.  Venise, une ville particulière pour eux car c'est dans la cité des Doges qu'ils se sont dits oui il y a trois ans. Tenues de soirée très élégantes - smoking pour Monsieur, robe lilas pour Madame -, ils s'offraient là un moment en amoureux loin du tumulte de leur maison du lac de Côme où ils résident avec leurs enfants. 

Les jumeaux Ella et Alexander, nés en juin, n'ont pas encore été présentés à la presse par leurs parents qui souhaitent préserver leur intimité. C'est sur le terrain des idées que le couple très engagé préfère se faire entendre.  Dans Suburbicon, George Clooney peint le tableau de l'Amérique raciste des années 50 à travers les parcours parallèles de deux familles, une blanche (incarnée par Matt Damon et Julianne Moore) et une noire. Le film s'inspire de faits survenus en 1957 à Levittown (Pennsylvanie), où William et Daisy Meyers devinrent les premiers habitants noirs de la commune. George Clooney y a mêlé un vieux scénario de polar déjanté des frères Coen.

 "Quand on entend des discours sur le besoin de "rendre à l'Amérique sa grandeur" tout le monde pense à l'ère d'Eisenhower dans les années 50", a expliqué l'acteur de 56 ans en conférence de presse, en faisant référence à l'un des slogans de Donald Trump. Mais c'était formidable à condition d'être blanc, mâle et hétérosexuel". Pour autant, "il ne s'agit pas d'un film sur Trump", mais sur une Amérique qui "n'a jamais abordé pleinement ses préjugés racistes" nés de l'esclavage, et où "des Blancs ont encore l'impression de perdre leurs privilèges".  

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"Ce n'est pas un film sur l'Amérique de Trump", George Clooney présente son film à Venise

"Il y a un nuage noir au-dessus de mon pays en ce moment", a décrit néanmoins le réalisateur, dont le film sort dans le contexte chargé de la poussée de violence de Charlottesville, rappelle l'AFP. Le mois dernier, les Clooney ont fait un don d'un million de dollars pour lutter contre "la haine" et "endiguer l'extrémisme violent aux Etats-Unis.

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