VIDEO - "Iron Man" + "Matrix" + "Inception" = "Doctor Strange", film de superhéros sous influence

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ON AIME – "Doctor Strange" fait son entrée dans l’écurie Marvel avec ses toutes premières aventures cinématographiques, sous les traits de l’acteur britannique Benedict "Sherlock" Cumberbatch. Curieusement on a déjà l’impression de le connaître…

Il y a une différence entre plagiat et inspiration. Scott Derrickson, réalisateur jusque-là spécialisé dans l’horreur (Sinister, Délivre-nous du mal), a parfaitement saisi la nuance et l’applique à Doctor Strange, sa première incursion réussie dans le monde des super-héros. Le blockbuster porté par Benedict Cumberbatch a su puiser dans quelques monuments de la pop et de la geek culture tout en ayant son identité propre. Explications.

Le tempérament de Iron Man

En 2008, Iron Man relançait le cinéma de super héros avec son Tony Stark frimeur, narcissique et torturé. Aucun de ses successeurs, de Thor à Captain America, n’atteindra d’ailleurs son degré de popularité. Sauf peut-être ce Doctor Strange, neurochirurgien de génie qui, comme le héros incarné par Robert Downey Jr., n’aime rien tant que les belles bagnoles, la gloire et l’autosatisfaction. Jusqu’à ce qu’un accident ne vienne aussi changer ses priorités. Alors qu’il perdra l’usage de ses mains, Strange se trouvera une nouvelle mission : sauver le monde ! Mais ce, sans jamais se départir de son humour et de ses catchlines qui, portés par le talent, le charme et l’ironie de Benedict Cumberbatch, font plutôt mouche. 

La spiritualité de "Matrix"

A l’image de la trilogie des Wachowski, qui plongeait son élu dans une autre réalité, et le confrontait à une nouvelle philosophie, Doctor Strange associe art martial, mysticisme et univers parallèles.  En cherchant un remède miracle pour ses mains auprès de sages à Katmandou, Docteur Stephen découvrira en effet l’existence de mondes alternatifs et d’une communauté de sorciers chargée, sous le contrôle de l’Ancien (Tilda Swinton, amusante et la boule à zéro), de protéger le monde d’anciens adeptes convertis aux forces du mal. Et Strange d’accéder ainsi à une certaine spiritualité conférant un supplément d’âme à son personnage et compensant en partie la banalité de l’intrigue principale.

La réalité modulable de "Inception"

Si ses vieux démons horrifiques ne quittent pas Scott Derrickson, notamment lors de la première plongée hallucinée et angoissante de son héros dans des univers cosmiques,  la patine visuelle de Doctor Strange serait plutôt celle d’un Inception sous acide. Assumant une esthétique psychédélique (et un poil kitsch), la superproduction joue aussi avec une architecture déstructurée, où les horizontales deviennent verticales, où le centre de gravité se déplace. Christopher Nolan n’est pas loin mais l’artifice est idéal pour booster les scènes d’affrontements martiaux et mystiques entre le héros et son ennemi, incarné par Mads Mikkelsen. Lequel est assurément l’une des atouts non négligeables de ce nouveau film de super héros sympathique, sans être pour autant révolutionnaire.

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Docteur Strange arrive dans les salles obscures

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