Kevin Spacey effacé du prochain Ridley Scott, "Tout l'argent du monde" : du jamais vu à Hollywood

EFFETS SECONDAIRES - Incroyable mais vrai. Alors que "Tout l’argent du monde", le nouveau film de Ridley Scott, doit sortir le 22 décembre prochain aux Etats-Unis, et cinq jours plus tard en France, le réalisateur a décidé de retourner toutes les scènes dans lesquelles apparaît Kevin Spacey, impliqué dans un scandale sexuel sans précédent.

La bande-annonce était déjà en ligne. Mais vous ne verrez jamais Tout l’argent du monde… du moins dans cette version. En début de semaine, le cinéaste britannique avait de lui-même annulé la première de son prochain film au festival de l’American Film Institute, qui se déroule du 9 au 16 novembre, et préfigure la prochaine course aux Oscars. La rumeur évoquait un report de la sortie de six mois, histoire de dissiper les "ondes négatives" du scandale sexuel dans lequel le comédien est impliqué. Finalement, Ridley Scott a pris une décision aussi radicale que surprenante. 


Afin de maintenir la date de sortie, qui permettra au film de concourir aux Oscars, le metteur en scène de Blade Runner, Alien et autre Gladiator aurait notifié de manière unilatérale à la major Sony son intention de jeter toutes les scènes de Kevin Spacey à la poubelle – l'équivalent de huit jours de tournage au total – et de les refaire intégralement avec Christopher Plummer. Pour l’anecdote, ce dernier était le choix initial du cinéaste, avant que le studio lui impose la star de House of Cards, jugée plus "bankable"...

Inspiré d’un livre de John Pearson, Tout l’argent du monde ("All the money in the world" en VO - ndlr) raconte l’histoire vraie du kidnapping de John Paul Getty III (Charlie Plummer), le petit-fils du magnat du pétrole J. Paul Getty (Kevin Spacey) par une organisation criminelle. Ce dernier refusant de payer la rançon, sa mère Gail (Michelle Williams) va engager Fletcher Case (Mark Wahlberg), un ancien agent de la CIA pour l’aider à obtenir sa libération. 


D’après The Hollywood Reporter, la décision de Ridley Scott, producteur du film via sa société Scott/Free Productions, va nécessiter de faire revenir les autres acteurs du film pour retourner plusieurs scènes dans lesquelles ils jouaient avec Kevin Spacey. Mais aussi de réussir des prouesses en matière d’effets spéciaux numériques. Le comédien ayant joué dans de nombreux décors différents, il pourrait être nécessaire d’incruster Christopher Plummer dans des plans déjà tournés !

Un cas de figure sans véritable précédent

Dans un passé récent, ce type de trucage avait déjà été utilisé pour terminer un film, après la disparition inattendue des protagonistes en cours de route. On se rappelle de la mort de Brandon Lee, le fils de Bruce, pendant le tournage de The Crow, le 31 mars 1993, victime d’une blessure par balle accidentelle. Ou plus récemment de celle de Paul Walker, en marge du tournage de Fast and Furious 7, dans un accident de la route le 30 novembre 2013. Jamais, en revanche, les déboires "extra-professionnels" d’un comédien n’avaient entraîné une telle décision.


"L’effacement" de Kevin Spacey rappelle, d’une certaine manière, celui de Sebastian Shaw, le comédien qui prêtait son visage à Dark Vador dans Le Retour du Jedi, en 1983. En 2004, à l’occasion de la réédition en DVD des trois premiers volets de la saga "Star Wars", le réalisateur George Lucas avait décidé de le remplacer numériquement par Hayden Christensen, l’interprète du personnage, jeune, dans L’Attaque des clones et La Revanche des Sith. Un choix "créatif" qui avait choqué de nombreux fans…

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Kevin Spacey, un autre scandale sexuel à Hollywood

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