VIDÉO - "L'affaire Roman J." : Denzel Washington au sommet de son art

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EN SALLES - Un avocat idéaliste et libéral est confronté à la réalité de la justice qui l’entoure après la mort de son associé dans leur cabinet d’avocats. C'est l'histoire de Roman J. Israel, visible dans "L'affaire Roman J.", le nouveau film du réalisateur de "Night Call", en salles ce mercredi.

À la mort de son mentor, Roman J. Israel, avocat aussi idéaliste que déterminé, voit sa vie bouleversée. Dans l’univers des tribunaux surchargés de Los Angeles, celui qui fut son modèle et une figure légendaire des droits civiques laisse un vrai vide. Recruté par l’ambitieux George Pierce, Roman se lie d’amitié avec une militante de l’égalité des droits. Confronté à des événements extrêmes, il va pourtant remettre en question l’engagement qui a déterminé toute sa carrière… 


En attendant de le retrouver dans la suite de Equalizer devant la caméra d'Antoine Fuqua, Denzel Washington livre encore une prestation aux antipodes, avec une capacité permanente de se renouveler dans des registres très différents. Dans L'affaire Roman J., on le retrouve avec une coupe afro, des kilos en en plus et un bagout sans pareil. 

Par sa conviction et sa sobriété, l'acteur, impeccable as usual, fait toute la force de ce nouveau long métrage de Dan Gilroy, réalisateur remarqué en 2014 avec Night Call, passionnant thriller dans lequel Jake Gyllenhaal jouait un voleur sans envergure et sans scrupules, qui un jour tombait par hasard sur un accident de la route et découvrait un nouveau moyen de se faire de l'argent en exploitant les autres : le monde de la trash télé. 


Dépourvu du cynisme de son coup d'essai, L'affaire Roman J. propose la même trajectoire d'un personnage en marge, en quête de sa place dans un monde à la dérive, cherchant à bousculer des institutions pour mieux les court-circuiter. 


Toujours aussi engagé, Don Gilroy cherche à nous raconter quelque chose des Etats-Unis dans ce film qui a permis à son impérial interprète de décrocher une une sixième nomination à l'Oscar du meilleur acteur, des années après Malcolm X, Hurricane Carter, Training Day, Flight ou encore Fences : "Le militantisme peut avoir de lourdes conséquences sur le plan émotionnel" assure-t-il dans le dossier de presse. "Mais il vous permet aussi d’incarner le changement que vous souhaitez voir se produire dans le monde et de participer à la création d’un monde meilleur. Le fait de croire en un idéal et d’accepter le fardeau qui y est souvent associé est d’ailleurs l’un des éléments clés du film"

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