"La Promesse de l'aube" : Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg, incandescents dans l'adaptation de Romain Gary

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PREVIEW - "La Promesse de l’Aube", le sublime roman de Romain Gary retraçant 20 ans de la vie de l'écrivain et de sa mère, connait une nouvelle adaptation cinématographique avec Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg. L'un des événements cinématographiques de cette fin d'année.

La Promesse de l’Aube est un roman d’aventure initiatique qui retrace 20 ans de la vie de Romain Gary et de sa mère. Déjà adapté au cinéma par Jules Dassin en 1971, il connait les joies d'une nouvelle adaptation quatre-six ans plus tard sous l'égide de Eric Barbier avec Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg. 


Outre la rencontre des deux stars, il y a le plaisir de voir l'oeuvre de Romain Gary, écrivain formidable, de nouveau célébrée au cinéma. 

De quoi ça parle ?

De son enfance difficile en Pologne en passant par son adolescence sous le soleil de Nice, jusqu’à ses exploits d’aviateur en Afrique pendant la Seconde Guerre mondiale… 


Romain Gary (Pierre Niney) a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille vies, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère (Charlotte Gainsbourg), qu’il le doit. 

Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamaisin "La promesse de l'aube" de Romain Gary

C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du XXème siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

Pourquoi on l'attend

Il s'agit de la deuxième adaptation cinématographique du superbe roman autobiographique de Romain Gary, qui commence par "C’est fini" et se terminer par "J’ai vécu" ; la première étant celle du metteur en scène Jules Dassin de 1970, avec l'acteur israélien Assi Dayan dans la peau de l'écrivain. 


Pour le réalisateur Eric Barbier, il y a dans ce roman "mélancolique", "endeuillé", "aucune trace d’amertume, de cynisme, ou de défaitisme" : "On y trouve plutôt un éloge de l’espérance et de la volonté, de la tolérance, de l’héroïsme aussi." 

Ma vie, au cours des quelques semaines qui suivirent, ne fut pas agréable. J'avais beau n'avoir que huit ans, mon sens du ridicule était très développé – et ma mère y était pour quelque chose, naturellement. Je m'y suis fait peu à peu. J'ai appris lentement, mais sûrement, à perdre le pantalon en public sans me sentir le moins du monde gêné. Cela fait partie de l'éducation de tout homme de bonne volonté. Il y a longtemps que je ne crains plus le ridicule ; je sais aujourd'hui que l'homme est quelque chose qui ne peut pas être ridiculisé.in "La promesse de l'aube" de Romain Gary

Pour l'écrivain Romain Gary, dont la vie passionne encore et toujours en 2017, l'ambition ne consistait pas tant à se raconter qu'à rendre hommage à sa mère, l'amour inconditionnel de cette mère qui, par son ambition pour son fils, va le porter au-delà de tout ce qu'il aurait pu espérer pour lui-même. 

C'est aussi grâce à celle si Gary a mené une carrière militaire et diplomatique sous les honneurs et s'il demeure le seul écrivain à avoir reçu deux fois le prix Goncourt, dont l'un sous le pseudonyme d'Émile Ajar.

En plus de la beauté de ce destin et la pureté de cette relation, la perspective de retrouver Pierre Niney et Charlotte Gainsbourg dans un registre aussi intense constitue une autre source de réjouissance. Le résultat, dans les salles, le 20 décembre 2017. 

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