VIDEO - Michael Fassbender l’assure, "Assassin's Creed" n’est pas réservé aux fans du jeu

CINÉMA
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INTERVEW – Michael Fassbender plonge dans l’univers vidéo-ludique de "Assassin’s Creed" dans une adaptation cinématographique du jeu star des gamers. Son rôle ? Celui d’un criminel contraint par une institution scientifique de se brancher à une machine pour revivre les aventures de son ancêtre dans l’Espagne de l’Inquisition. LCI a rencontré l’acteur pour évoquer ce blockbuster historico-futuriste.

Vous êtes à la fois acteur et producteur du film. Pourquoi un tel investissement ? 

J’ai toujours voulu m’impliquer davantage, pour ne plus être qu’un acteur. Quand un ami m’a présenté les gens d’Ubisoft, ils m’ont décrit l’univers et j’ai été conquis. J’étais fasciné par ce monde, le concept de la mémoire génétique et cette machine, l’Animus, qui sert à voyager dans le temps et à se connecter à votre code génétique. Je trouvais plausible l’idée que nous portions dans notre ADN la mémoire et les expériences de nos ancêtres. J’aimais aussi l’idée des assassins et des templiers, deux idéologies qui s’affrontent pour le futur de l’humanité. Il y avait de quoi vivre une belle expérience de cinéma.  


Les adaptations de jeu se concentrent souvent plus sur l’action que sur le scénario…  

Dès le premier rendez-vous avec Ubisoft, j’ai compris qu’il s’agissait d’un monde très sophistiqué. L’ambiguïté morale du film diffère de ce qui se fait normalement dans le genre. Il n’y a pas les bons d’un côté et les méchants de l’autre. C’est beaucoup plus complexe, nous naviguons en eaux troubles. Bien sûr, il fallait que le film soit divertissant mais les adaptations de jeux ne pensent qu’aux effets spectaculaires pour faire de l’argent. Nous voulions plus de profondeur. 


Peut-on être conquis si l’on n’est pas gamer ? 

J’en suis la preuve. Il était important pour nous que les fans du jeu apprécient le voyage mais nous voulions aussi que quelqu’un qui n’ait jamais touché une manette ou joué à Assassin’s Creed puisse autant se faire plaisir.

Marion et moi avons instauré une relation de confiance sur le tournage de "Macbeth"Michael Fassbender

X-Men a été un bon entrainement physique au rôle ? 

Pas vraiment car je me contente de bouger les choses avec les mains ou la pensée dans X- Men. Je me suis entraîné à plier des cuillères chaque matin dans ma cuisine mais je n’ai pas eu besoin de faire de sport. En revanche, sur 300, je m’étais entrainé durant dix semaines et depuis, notamment pour Macbeth, je suis resté à peu près en forme.


Avez-vous suggéré le nom de Justin Kurzel à la réalisation ? 

Oui, quand nous travaillions ensemble sur Macbeth : c’est un visionnaire, capable de traduire la violence et l’action de manière très viscérale à l’écran, un bon meneur et directeur d’acteurs. Ses précédents projets étaient plus modestes en comparaison à ce film de grande envergure mais je savais qu’il saurait facilement s’adapter. 


Et Marion Cotillard ? 

J’avais pensé à Justin et espéré Marion mais c’est difficile car tout le monde la veut. D’ailleurs, sans Justin, je ne suis pas certain qu’elle serait venue. Marion et moi avons instauré une relation de confiance sur le tournage de Macbeth qui était très intense. Quand elle et Justin sont arrivés sur le projet, j’étais surexcité : je savais qu’ils sublimeraient le film.

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