VIDEO - Rires, vannes et bonne humeur : on a eu "L'Embarras du choix" avec Anne Marivin, Alexandra Lamy et Sabrina Ouazani

CINÉMA

INTERVIEW - "Raide comme un piquet" pendant la projection la veille au Festival international de comédie de l'Alpe d'Huez, l'équipe du film "L'Embarras du choix" presqu'au grand complet était beaucoup plus bavarde lors de leur rencontre avec LCI. Ou comment promouvoir un film à six sans se prendre trop au sérieux.

C'est peu dire qu'on a passé un bon moment en leur compagnie. Toute l'équipe de L'Embarras du choix - moins Arnaud Ducret qui n'a pu se déplacer - était réunie à notre micro, vendredi, pour parler du film d'Eric Lavaine, présenté la veille en compétition au Festival international de comédie de l'Alpe d'Huez et en salles le 15 mars. Un moment de franche rigolade qui a commencé par un synopsis collectif hilarant. La preuve en images ci-dessus. La suite, c'est par ici.

LCI : Le film a été présenté hier (jeudi, ndlr). Dans quel état étiez-vous à l’issue de la projection ?

Sabrina Ouazani : J’étais à côté d’Eric et on était raides comme des piquets, hyper stressés. Ça s’est détendu un peu plus après quand le public est venu à nous pour nous féliciter mais on était stressés. Moi, je n’étais pas bien.

Alexandra Lamy : Pareil. Moi j’avais les mains moites dès le départ, surtout que c’est la première fois qu’on voyait tous le film terminé et en plus avec un public. Et en plus avec une comédie. Ce qui veut dire qu’il faut écouter le retour du public. Parce que quand on a un drame, s’il y a un silence dans la salle, on se dit que les gens sont effectivement dans l’émotion alors que là, la comédie, ça réagit tout de suite. Quand on entend les rires… (Elle s’arrête car le reste de l’équipe discute). Vous cassez la promo là, c’est honteux !

LCI : Alexandra, le personnage de Juliette est attachant mais aussi un peu "attachiant" parce qu’on se demande quand même quand est-ce qu’elle va finir par choisir entre ses deux prétendants, Paul (Jamie Bamber) et Etienne (Arnaud Ducret)!

Alexandra Lamy : Vous auriez choisi qui entre les deux ? Paul, dès le départ ? Non ! Donc vous aussi, vous êtes "attachiante". Mais si on vous écoute, on n’aurait pas de film !

Sabrina Ouazani : C’est vrai qu’on a deux hommes formidables qui ont chacun leurs qualités et moi-même je me suis dit "lequel choisir ?"

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Festival de l'Alpe d'Huez : l'équipe de "L'embarras du choix" se moque d'Alexandra Lamy

LCI : Lequel alors ?

Sabrina Ouazani : Paul (elle rit et touche le bras de Jamie Bamber, assis à sa gauche) !

Jamie Bamber : Arnaud est drôle, beau, costaud, il sait cuisiner. Et puis on a choisi un acteur qui est l’inverse d’Arnaud, qui n’est pas beau, pas drôle, qui ne sait pas cuisiner ("Arrêteeee !", lui lancent les autres).

Alexandra Lamy : ...qui est Anglais (avec un brin de dédain dans la voix)

Sabrina Ouazani : Ecossais ! C’est vrai que la bouffe, c’est important, le personnage d’Arnaud sait cuisiner et c’est un très, très bon point.

LCI : Jamie, vous êtes Anglais : comment êtes-vous arrivé dans une comédie romantique française ?

Jamie Bamber : En fait je ne suis pas Anglais, je suis Irlandais-Américain. Après le Brexit, je ne suis plus du tout Anglais. J’habite en France, on m’a chassé des Etats-Unis, Donald Trump, le Brexit… Je me suis installé en France il y a 18 mois avec ma famille et c’est un rêve d’être à l’Alpe d’Huez avec cette équipe, ce casting d’Eric Lavaine et de travailler avec les grands auteurs français.

Anne Marivin : C’est ce qu’ils t’ont fait croire ?

Eric Lavaine : Tu confonds avec Molière !

Jérôme Commandeur : Molière ? Who is Molière ?

Ce qui est bien, c’est de parler un peu des quadras, de ces femmes qui souvent ont eu une vie, deux vies, trois vies… Bon, par exemple Alexandra en a 16 de vies sentimentales- Anne Marivin sur l'âge de l'héroïne principale du film

LCI : Sabrina, Anne, vous jouez les deux meilleures amies de Juliette, aussi différentes que complémentaires.

Anne Marivin : Totalement différentes, oui. Joëlle, coiffeuse, hyper ancrée, enracinée…

Eric Lavaine : Enracinée pour une coiffeuse, c’est bien !

Anne Marivin : Oh, sans m’en rendre compte, je fais des jeux de mots ! Donc mon personnage est marié à Jérôme Commandeur, qui est quand même se la raconte. LA bonne idée du film, parce qu’il n’y en a pas tant que ça, c’est d’avoir pris Alexandra Lamy, une actrice qui a dépassé la quarantaine depuis 15 ans (rires). Parce que souvent, quand on fait des comédies romantiques, on va prendre des filles de 25 ans, 30 ans, qui sont en début de vie sentimentale. Et ce qui est bien, c’est de parler un peu des quadras, de ces femmes qui, souvent, ont eu une vie, deux vies, trois vies… Bon, par exemple Alexandra en a seize, des vies sentimentales.

Alexandra Lamy : Après "Retour chez ma mère", on n’était pas parti pour refaire un film tout de suite avec Eric. Et en fait quand on a lui a proposé ce scénario-là, Eric voulait une actrice plus jeune, de 30 ans. Il m’a dit : "Lis-le et dis-moi ce que tu en penses". Je lui ai dit : "je vais être très honnête, je ne vais pas jouer une nana de 30 ans alors que j’en ai 38 ans". Mais quand j’ai lu le scénario, je trouvais ça beaucoup plus intéressant qu’elle ait la quarantaine. Là, le vrai problème de l’amour à 40 ans, de l’horloge biologique, donne quelque chose de plus fort au film.

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