VIDÉO - Cinq films pour vous remonter le moral

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MOOD - Face à un petit coup de déprime, un bon film peut redonner le sourire. Voici notre sélection d’œuvres qui sauront vous rendre heureux.

Situation difficile au bureau, dans votre vie de famille ou simple mélancolie... Il arrive à tout le monde de se sentir parfois déprimé. Heureusement, l'industrie du cinéma est là ! Alors installez-vous confortablement dans votre canapé et laissez-vous transporter loin de la grisaille ambiante. LCI a sélectionné pour vous cinq films qui vous redonneront l'envie d'aimer. 

UN JOUR SANS FIN de Harold Ramis

Histoire: Phil Connors, journaliste à la télévision et responsable de la météo part faire son reportage annuel dans la bourgade de Punxsutawney où l'on fête le "Groundhog Day" : "Jour de la marmotte". Dans l'impossibilité de rentrer chez lui ensuite à Pittsburgh pour cause d'intempéries il se voit forcé de passer une nuit de plus dans cette ville perdue. Réveillé très tôt le lendemain il constate que tout se produit exactement comme la veille et réalise qu'il est condamné à revivre indéfiniment la même journée, celle du 2 février. 


Pourquoi c'est drôle ? Un amour de film, à voir et à revoir, avec Bill Murray en bougon et Andy MacDowell en journaliste amusée. 

PRETTY WOMAN de Gary Marshall

Histoire: Edward Lewis, homme d'affaires performant, rencontre par hasard Vivian Ward, beaute fatale qui arpente chaque nuit les trottoirs d'Hollywood Boulevard. La jeune femme ne fera qu'une bouchee du brillant PDG. 


Pourquoi c'est drôle ? Julia, c'est la star, comme naguère Katharine Hepburn et Paulette Godard, dont chaque apparition s'avère scrupuleusement zieutée. Il faut dire qu'en France comme aux Etats-Unis, on adore Julia et la raison de cet amour inconditionnel est simple: celle qui a débuté dans des petits films cucute comme Mystic Pizza a connu au début des années 90 une gloire internationale avec un film, un seul: Pretty Woman, la comédie romantique de Gary Marshall. Si ce Cendrillon des années 90 a charmé, c'est avant tout grâce au tempérament volcanique de la Roberts et au couple qu'elle a formé avec Richard Gere, qu'elle a reformé avec infiniment moins de succès neuf ans plus tard dans le pretty faible Just Married


Qu'elle fasse du shopping sur fond de Roy Orbisson, qu'elle porte une perruque, qu'elle vanne les vendeuses bourgeoises et hypocrites ou qu'elle chante Kiss de Prince dans son bain, Viviane/Julia Roberts a embrasé les esprits et le charisme de l'actrice d'exploser face à des partenaires, tous soumis à sa grâce. A l'arrivée, un énorme succès dans l'Hexagone (4.030.715 entrées seront comptabilisées en 1990). C'est d'autant plus étonnant lorsque l'on sait que Julia Roberts n'était pas le premier choix de Gary Marshall. Michelle Pfeiffer et Valeria Golino étaient initialement prévues et elles avaient refusé le rôle de Vivian, la prostituée engagée par Richard Gere. Elles doivent encore aujourd'hui s'en mordre les doigts.

LITTLE MISS SUNSHINE de Jonathan Dayton & Valerie Faris

Histoire: La famille Hoover, en apparence lambda, en réalité assez barjo. Le père, Richard, ne jure que par sa méthode vers le succès en neuf points, une doctrine qui rejette les losers et pourrait bien finir en tête des ventes de best-sellers… c’est en tout cas ce qu’il croit. Son fils aîné, Dwayne, dégoûté de cette propagande, a décidé de ne plus dire un mot tant qu’il ne serait pas entré à l’Air Force Academy. Quant à sa petite sœur, Olive, binoclarde et un peu enrobée, elle se rêve en reine de beauté depuis qu’elle est arrivée deuxième à un concours régional de miss. La famille compte aussi le grand-père, sniffeur d’héroïne et gentiment vicelard, et l’oncle Frank, tout juste remis d’une tentative de suicide liée à l’indifférence de son amant fantasmé. Au milieu de tout ce petit monde vaguement frappadingue, Sheryl tente vaille que vaille de jouer les mères modèles, entre rigueur et compréhension. 


Pourquoi c'est drôle ? Dit comme ça, Little Miss Sunshine pourrait avoir des allures de film un peu cucu. C’est tout le contraire. Même si la-sacro sainte valeur familiale s’impose une fois de plus chez les Américains, elle s’accompagne d’un ton décalé, surprenant et attachant. La simplicité de l’écriture est la grande force de ce feel good movie qui sait parler comme rarement des rapports qui lient un ado à ses parents, un frère à sa sœur, des enfants à leur aîné, des marginaux à leur famille. Et une séquence superfreak culte.

LA LA LAND de Damien Chazelle

Histoire : Au cœur de Los Angeles, une actrice en devenir prénommée Mia sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, passionné de jazz, joue du piano dans des clubs miteux pour assurer sa subsistance. Tous deux sont bien loin de la vie rêvée à laquelle ils aspirent. Le destin va réunir ces doux rêveurs, mais leur coup de foudre résistera-t-il aux tentations, aux déceptions, et à la vie trépidante in Hollywood ?


Pourquoi c'est drôle ? Pas la peine d’adorer les comédies musicales pour s’esbaudir devant cet hommage à l’âge d’or des comédies musicales US faisant chanter et danser la jolie Emma Stone et le zoli Ryan Gosling, respectivement "actrice qui enchaîne les auditions" et "jeune pianiste de jazz habité par la musique mais qui a du mal à payer ses factures". Le cinéphile y trouvera son compte: les séquences de danse qui réunissent nos deux stars rappellent le couple mythique Fred Astaire et Ginger Rogers. Merci donc à Damien Chazelle de raviver avec candeur mais non sans cruauté ce romantisme désuet, cet amour vibrant du cinéma, de la musique, du théâtre, du concert, de la danse. Et, comme dirait l’autre, merci de nous donner l’envie d’aimer.

PRESQUE CELEBRE de Cameron Crowe

Histoire : Vous en connaissez beaucoup des films qui font de vous un fan d’un groupe qui n’existe pas et capable de vous rendre nostalgique d’une période que vous n’avez pas vécue ? C’est pourtant la magie qu’opère Presque Célèbre de Cameron Crowe. Réalisé quatre ans après sa surprise inattendue de Jerry Maguire qui le propulsa parmi les réalisateurs en vogue, Presque Célèbre permet à Cameron Crowe de nous évoquer l’époque considérée comme le dernier relent des grandes années Rock’n’Roll en suivant le jeune William Miller qui, à 15 ans, se retrouve engagé par Rolling Stones Magazine afin de suivre le groupe fictif Stillwater dans une tournée à travers les Etats-Unis. Véritable parcours initiatique, c’est à travers un regard innocent et non corrompu que nous allons découvrir ce monde de la décadence personnifiée.

Pourquoi c'est drôle ? D’inspiration autobiographique, le réalisateur Cameron Crowe nous submerge dans les années adolescentes pendant lesquelles il a vécu le plus fortement sa réelle passion, celle de la musique (ce dont il est aisé de se rendre compte lorsqu’on écoute n’importe laquelle de ses BO). C’est ici sur des airs mythiques de Led Zeppelin, Jimmy Hendrix, Cat Stevens, des Beach Boys ou encore de Simon et Garfunkel que nous virevoltons à travers les joyeux Etats-Unis des années 70.  Cameron Crowe ne fait pas que nous plonger au cœur d’une époque, il accomplit le tour de force de faire du spectateur un membre à part entière du groupe. On sort du film léger, enthousiaste, apaisé, mais aussi avec cette pointe de nostalgie, cette sensation de s’être séparé d’une bande d’amis. 

Bonus coupable : GREASE de Randal Kleiser

Histoire : A la fin des vacances d'été, les amoureux Danny Zuko et Sandy Olsson, une jeune Australienne de bonne famille, doivent se séparer. A son retour au lycée Rydell, le jeune homme retrouve sa bande, les T-birds, blousons de cuir et cheveux gominés. Les parents de Sandy ayant décidé de s'installer aux Etats-Unis, la demoiselle intègre la même école. Passé la surprise des retrouvailles et pour faire bonne figure devant ses copains, Danny adopte une attitude désinvolte qui laisse la jeune fille totalement désemparée. Sandy rejoint alors les Pink Ladies, le pendant féminin des T-Birds. S'ensuit un jeu du chat et de la souris entre les deux tourtereaux, le tout rythmé par les événements de leur vie de lycéens : démarrage de la saison de football américain, bal de promotion, course de voitures, soirées entre filles, entre garçons, au fast-food, au drive-in... 


Pourquoi c'est drôle ? On aurait certes pu vous citer d'autres classiques de la comédie musicale (Chantons sous la pluie, par exemple). Mais la vie serait triste sans bon gros plaisir coupable. Grease, l'inoubliable comédie musicale avec le bondissant John Travolta vous fera oublier votre apprétence à la mélancolie. Adaptation d'une comédie de Broadway, Grease fut réalisé en 1978, et le couple formé par le gentil bad boy John Travolta et Olivia Newton-John est entré au rang des films cultes. Par ses chansons, ses chorégraphies, et son univers de l'Amérique des années 50 revisitée avec la fougue et la folle insouciance des années 70, Grease aura marqué plusieurs générations. Naïf et ultra-kitsch (décors, costumes, coiffures...), le film continue en effet de faire danser la planète, et ce n'est pas fini.

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