VIDÉO - Woody Harrelson : "Ce ne sont pas les films qui poussent les jeunes à ouvrir le feu sur leur école"

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INTERVIEW – L'acteur américain Woody Harrelson était ce week-end l’invité du Festival du cinéma américain de Deauville. LCI l’a interrogé sur l’un des films les plus controversés de sa carrière, "Tueurs nés" d'Oliver Stone.

C’est l’un des acteurs les plus populaires de sa génération. L’un de ceux qui n’a pas hésité à prendre des risques. Woody Harrelson était l’invité ce week-end du 43e Festival du cinéma américain de Deauville où il a présenté Le Château de verre de Destin Daniel Cretton, en salles le 27 septembre prochain. 


L’occasion pour LCI de revenir avec la star de La Planète des Singes : Suprématie, l'un des plus gros succès de l'été, sur l’un des rôles qui a marqué sa carrière, celui du serial killer Mickey Knox dans le sulfureux Tueurs nés d’Oliver Stone, en 1994. 

J’ai tendance à dire que l’industrie pharmaceutique est bien plus responsable de cette violence qu’Oliver StoneWoody Harrelson

Egalement interprété par Juliette Lewis, ce long-métrage hyper-violent, satire de la société de consommation et des médias, mettait en scène la cavale d’un couple de tueurs à travers l’Amérique, poursuivis par la police et les journalistes qui se passionnent pour les piles de cadavres qu’ils laissent derrière eux.


"C’est un film qui a été plutôt bien reçu en Europe. Mais aux Etats-Unis, il a suscité une vive controverse", s’est rappelé le comédien au micro de LCI. "Le gouvernement conservateur de l’époque pointait du doigt Oliver Stone. Il jugeait que Tueurs nés était le genre de film qui crée la violence dans notre société."

"Des années après la sortie, il suffisait que je vois un extrait du film dans un aéroport, sur n’importe quel écran aux infos, pour que je sache qu’il y avait eu une tuerie dans une école", poursuit Woody Harrelson. "Peut-être qu’il y a une part de responsabilité. Mais je ne crois pas que ce soit la raison principale qui pousse quelqu’un à ouvrir le feu sur une école", insiste-t-il. 


"Curieusement, les jeunes impliqués dans ces tueries étaient tous sous antidépresseurs", observe Woody Harrelson. "Presque tous sans exception. J’ai donc tendance à dire que l’industrie pharmaceutique est bien plus responsable de cette violence qu’Oliver Stone."

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