Vincent Lindon : "Avec Mea Culpa, je me suis amusé comme un dingue"

Vincent Lindon : "Avec Mea Culpa, je me suis amusé comme un dingue"

INTERVIEW - Dans "Mea Culpa", Vincent Lindon retrouve Fred Cavayé, qui l'avait dirigé dans "Pour elle", le temps d'un polar 100% action. Il y incarne un convoyeur de fond prêt à tout pour sauver son fils de 9 ans des griffes de la mafia.

Comment se sont passées les retrouvailles avec Fred Cavayé, qui vous avait déjà dirigé dans Pour elle ?
On a repris la conversation là où on l'avait laissée. C'était super. Je crois qu'il a eu envie de combler la frustration que j'avais développée lors de notre précédent film. J'incarnais un monsieur tout le monde prêt à tout pour sauver sa femme mais incapable de se défendre, avec ou sans arme. A l'époque, j'avais envie d'y aller comme un flic. Du coup, avec Mea Culpa, Fred a eu envie de me dire : "Ah tu veux bouger ? Tu vas voir !" (rires)

Comment est-il sur le plateau ?
Il donne l'impression de prendre les choses à la rigolade alors qu'il est sérieux, énergique et doté d'un sang froid à toute épreuve. Il a cette façon formidable de faire croire qu'il n'a pas le pouvoir alors qu'il est le seul à l'avoir. C'est comme un vendeur dans un marché, il vous fourgue tout ce qu'il veut.

Il vous a offert un rôle très physique...
Oh oui ! La préparation et le tournage ont été intenses. On s'est beaucoup blessés. J'ai tout fait moi-même à l'exception de trois scènes qui ont nécessité un cascadeur. Le plus dur était de trouver un moyen de ne pas faiblir entre les prises. Je faisais du sport pour avoir les muscles tendus.

Quel regard portez-vous sur la longue et très réussie scène finale dans le TGV ?
Quand l'action a lieu loin de votre pays, avec des moyens de locomotion que vous n'utilisez pas, vous vous dites que c'est du cinéma et vous y croyez moins. Alors que quand elle se déroule chez vous, avec les trains que vous connaissez bien, l'identification est plus forte.

Etait-ce un plaisir régressif que de jouer dans une telle production ?
Bien sûr, je me suis amusé comme un dingue avec Gilles Lellouche, Nadine Labaki et le reste de la distribution. C'est super gratifiant de voir qu'à mon âge je suis capable de bouger comme ça. Je n'ai plus 30 ans. Il s'agit d'un moment très important de ma vie et j'espère, enfin si le public le veut bien, qu'il s'agira d'un tournant dans ma carrière.

Comment ont réagi les premiers spectateurs lors des avant-premières ?
Très très bien. Ce qui me fait plaisir, c'est que le film est apprécié par les femmes qui sont en empathie avec les héros. Et j'entends beaucoup de personnes confier : "On dirait un film américain". Je trouve que c'est un compliment dans ce genre cinématographique.

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