"Walter Mitty", avec Ben Stiller : l’homme qui voulait vivre ses rêves

"Walter Mitty", avec Ben Stiller : l’homme qui voulait vivre ses rêves

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SORTIE – Réalisé et interprété par un Ben Stiller épatant, "La vie secrète de Walter Mitty" lance l’année ciné en beauté. Ou l’histoire d’un incorrigible timide, embarqué dans une incroyable aventure.

Remplir son profil sur un site de rencontres ? Trop dur pour Walter Mitty, salarié de Life Magazine veillant sur les pellicules photos qui font le succès de son employeur. Il n’a jamais voyagé, a des absences et la collègue de travail (Kristen Wiig) qu’il aime est inaccessible. Quand disparaît la fameuse pellicule numéro 25, consacrée à la couverture du dernier numéro d’un média à l’agonie, Walter saisit l’occasion de passer du statut de l’employé lambda à celui de héros. "Je me sens très proche de ce personnage, confie Ben Stiller, qui est passé derrière la caméra pour la cinquième fois de sa carrière. J’avais une relation facile avec lui. Etre acteur et cinéaste est un moyen de réaliser mes rêves. Incarner un personnage, c’est créer un monde".

Une question de karma

Derrière sa façade romantique, le long métrage revêt un caractère contemporain dans sa volonté de mettre des visages – les journalistes et photo-reporters sacrifiés – sur "le passage du monde analogue au monde numérique". "Question de karma" oblige, la vie secrète de Walter Mitty a été tourné en pellicule à l’heure où "presque plus personne ne l’utilise", comme le déplore Stiller. Un acte de rébellion contre une société où les ordinateurs empêchent les hommes de voir, de sentir et de vivre le vrai monde. C’est ainsi que le film, qui "a la particularité d’échapper à l’étiquette d’un genre précis", transporte littéralement le spectateur dans les voyages (initiatiques) de son protagoniste.

"J’ai rencontré beaucoup de gens, notamment en Islande, ajoute Stiller. On a travaillé avec des acteurs afghans de Californie ou des sherpas de New York. On a tissé des liens extraordinaires". Hymne au voyage, à la découverte de l’autre et au dépassement de soi, ce portrait d’un homme en quête de lui-même et du monde, librement inspiré d’une nouvelle de James Thurber parue en 1939, est un excellent moyen de commencer la nouvelle année. On en ressort avec l’envie de se faire la malle et de vivre ses rêves, qu’ils soient secrets ou non. Euphorisant !
 

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