"Welcome to New York" : Gérard Depardieu dégomme le film d'Abel Ferrara

"Welcome to New York" : Gérard Depardieu dégomme le film d'Abel Ferrara
CINÉMA

PAS CONTENT – Dans une interview accordée au Point, Gérard Depardieu émet de grosses réserves au sujet de "Welcome to New York", le film d'Abel Ferrara dans lequel il incarne un personnage librement inspiré de Dominique Strauss-Kahn.

Gérard Depardieu serait-il déçu par Welcome to New York ? C'est ce qui se transpire de l'entretien qu'il accorde cette semaine au Point. Evoquant le film dans lequel il incarne un personnage fortement inspiré de Dominique Strauss-Kahn, l'intéressé estime que le réalisateur Abel Ferrara "n'a pas compris que le récit de cette femme, l'histoire de Nafissatou Diallo, était plus important que les trois partouzes au FMI".

L'auteur de Bad Lieutenant et The King of New York voulait faire du sensationnel ? "De toute façon, aujourd'hui, tu ne peux pas allumer un écran sans voir une bite énorme qui sort. A croire que tout le monde est devenu peine-à-jouir", observe la star.

"Je ne pense pas qu'il ait vraiment désiré la prison"

Au cours de cette interview, Gérard Depardieu revient sur les raisons qui l'ont poussé à accepter ce projet hautement sulfureux. "Quand on m'a demandé pourquoi j'avais fait le film, j'ai répondu d'abord : 'Parce que je l'aime pas'", rappelle l'acteur. "Mais ce qui est important, pour moi, ce n'est pas de l'aimer ou de ne pas l'aimer, c'est de le comprendre. Je n'ai pas envie de faire une caricature . J'ai envie de comprendre. En l'occurrence, une maladie, une pulsion. Après, on est libre ou pas de se faire soigner".

Le comédien s'emporte lorsqu'on lui demande s'il a des regrets vis-à-vis de Dominique Strauss-Kahn, lequel a porté plainte en diffamation après la sortie du long-métrage en VOD, en mai dernier. "Et vous, aucun regret ? Ce qu'a dit de lui la presse, ce qu'a fait de lui la presse ?" , lance-t-il. "Ce qui m'intéresse, dans le film, c'est la folie de l'histoire. Je ne pense pas qu'il ait vraiment désiré la prison. Il avait suffisamment de cordes à son arc, y compris celles du sexe".

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