Abonnement à la presse écrite : le nouveau crédit d'impôt ira jusqu'à 50 euros

Une pile de journaux / Photo d'illustration
Mon argent

COUP DE POUCE - L'Assemblée nationale a voté mardi soir la création d'un crédit d'impôt pour un premier abonnement à un journal d'information politique et générale. D'un montant de 50 euros maximum, il sera soumis à des conditions de ressources. Une façon de soutenir une filière en grande difficulté économique.

Déjà fragilisée par une crise qu'elle traverse depuis des années, la presse écrite sort exsangue de la crise sanitaire. D'autant que la faillite du distributeur Presstalis a fait perdre de l'argent à de nombreux titres. Par exemple, Le Parisien estime sa perte à 5 millions d'euros et Le Monde à 13 millions euros. Par ailleurs, le titre régional Paris-Normandie a été placé en redressement judiciaire et repris par un groupe belge qui va licencier un quart des effectifs.

Pour soutenir la filière, les députés ont donné mardi 30 juin leur aval à un amendement gouvernemental qui propose aux "ménages les moins aisés" un crédit d'impôt d'un maximum de 50 euros pour un premier abonnement à un titre de presse d'information politique et générale. Cette mesure figure dans le troisième projet de loi de finances rectificative pour 2020, examiné depuis ce lundi à l'Assemblée nationale. 

Quelles modalités ?

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Le montant : le crédit d'impôt sera égal à 50 % des dépenses effectivement supportées et, de toute façon, limité à un plafond de 50 euros. Autrement dit un abonnement coûtant par exemple 80 euros donnera lieu à un remboursement de 40 euros et un abonnement à 100 euros ou plus impliquera une réduction de 50 euros. Il ne sera possible d'en bénéficier qu'une fois pour un premier abonnement d'une durée minimale de douze mois. Le coup de pouce serait accessible jusqu'à la fin 2022.

Les conditions : le dispositif sera uniquement réservé aux foyers dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 10.000 euros  pour une part de quotient familial. A noter que cette limite sera majorée de 25 % par demi-part supplémentaire.

Les titres : cette mesure concernera un abonnement à un journal, une publication périodique ou un service de presse en ligne qui "présente le caractère de presse d'information politique et générale", précise l'amendement gouvernement au nouveau budget. Sont donc exclus les kiosques en ligne, qui proposent "la diffusion numérique groupée de services de presse en ligne ou de versions numérisées de journaux ou publications périodiques ne présentant pas tous le caractère de presse d'information politique ou générale".  Via un sous-amendement LaREM, les députés ont également inclus  dans le dispositif les abonnements à des publications trimestrielles.

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