Alimentation : les prix flambent dans les hypermarchés depuis le 1er février

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DÉPENSES - Aux rayons alimentation des grandes surfaces, le top 100 des références les plus vendues a augmenté en moyenne de 4% en hypermarchés et 2,6% en supermarchés depuis le 1er février, selon Nielsen. Le panéliste a en effet scruté l'évolution des tarifs de 15.000 produits lors de l'entrée en vigueur de l'interdiction pour les distributeurs de revendre à prix coûtant.

Remplir actuellement son panier de courses coûte plus cher qu'il y a encore une dizaine de jours. Les prix des 100 références les plus vendues dans les hypermarchés a en effet augmenté de 4% en moyenne. Dans les supermarchés, la hausse s'établit à 2,6% sur ces mêmes produits. Ces statistiques proviennent d'une étude publiée ce jeudi 7 février par le panéliste Nielsen, qui a passé au crible les tarifs des 15.000 produits de grande consommation les plus vendus.

L'enquête s'est concentrée sur la période comprise entre le 27 janvier et le 3 février, pendant laquelle une mesure interdisant aux distributeurs de vendre à prix coûtant est entrée en vigueur. Un volet de la Loi alimentation, effectif depuis le 1er février, a en effet relevé le seuil de revente à perte (SRP) de 10%. Autrement dit, les grandes surfaces ont dorénavant l'obligation de réaliser une marge d'au moins 10%, y compris sur leurs produits d'appel qui séduisent de nombreux clients. Cette mesure a vocation à compenser le fait que les distributeurs se sont engagés à rogner leurs marges sur les produits d'élevage et agricoles français afin de mieux rémunérer les producteurs.

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En dehors du top 100, les hausses sont plus timides. Le tarifs des références classées entre les rangs 101 et 200 sont ainsi montés en moyenne de 3,4 % en hypermarchés et 1% en supermarchés. Entre 201 et 500, l'augmentation se situe à respectivement 2,3% et 1% ; entre 501 et 1000 à 1,3% et 0,5% ; entre 1.001 et 5.000 à 1% et 0,5% , entre 5.000 et 15.000 à 0,8% et 0,6%. Ce sont donc les articles les plus vendus qui ont le plus augmenté.

Nielsen souligne en outre que certains alcools ont subi une hausse particulièrement marquée : "Les spiritueux paient un lourd tribut, avec +9% d'inflation  pour le top 10 des références du rayon en moyenne en hypermarchés". LCI avait d'ailleurs  constaté dès le 1er févier une envolée du prix du Ricard notamment. Selon nos relevés, le litre avait ainsi bondi de 83 centimes dans un hypermarché de l'Ouest parisien et de 1,85 centime dans un Drive du Val-de-Marne (pour finir à respectivement 20,43 euros et 20,39 euros). 

Notre test avait toutefois fait ressortir que certains produits - des carottes en vrac par exemple -  avaient baissé dans le même temps. Sans oublier que, pour compenser la potentielle baisse de pouvoir d'achat, différentes enseignes ont également multiplié les remises sur les comptes fidélité des clients.

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