La Sécurité routière va-t-elle durcir les sanctions contre le téléphone au volant ?

DirectLCI
PRÉVENTION - Pour dissuader les conducteurs d'utiliser un téléphone au volant, la Sécurité routière serait sur le point de demander au ministère de l'Intérieur de durcir les sanctions. Pas la solution pour 40 millions d'automobilistes, qui prône des stages de sensibilisation.

Lire un SMS, taper une destination pour connaître son trajet ou carrément tenir son téléphone portable à la main tout en étant au volant... 7% des conducteurs le font, selon une étude publiée ce mardi 30 mai 2017 par la Prévention routière. Un taux qui monte à 9% lorsque la circulation est dense et même à 13% quand les véhicules sont arrêtés. Pourtant, téléphoner au volant multiplie par trois le risque d'accident et un accident corporel sur dix est lié à l'utilisation du téléphone.


Dans l'espoir de faire baisser ces chiffres, la délégation interministérielle à la Sécurité routière envisage de proposer au ministère de l'Intérieur de durcir la verbalisation, selon les informations du Parisien. "Face à des automobilistes qui ont un comportement d'addiction à leur téléphone, il faut renforcer les sanctions", estime un haut responsable de l'institution, cité par le quotidien. Parmi les propositions qui pourraient être mises sur la table pour punir davantage le fait de tenir un téléphone au volant : une suspension de permis de trois mois en cas de récidive, une augmentation du montant de l'amende ou du nombre de points retirés.

Des solutions critiquées par l'association 40 millions d'automobilistes, qui reconnaît pourtant que "l'on ne peut nier que tenir un téléphone en main en conduisant est incontestablement dangereux". Mais pour son délégué général PIerre Chasseray, "ce qu’il faut, ce n’est pas punir davantage, mais sensibiliser et convaincre. Un automobiliste conscient de la gravité et de la dangerosité de son comportement ne le reproduira plus." 


Ainsi, l'association préconise de "mettre en oeuvre des stages de sensibilisation en alternative à la sanction, qui traiteraient de problématiques spécifiques en fonction de l’infraction commise par l’usager. Ces stages seraient dispensés par les centres agréés et pourraient prendre la forme d’une demi-journée de sensibilisation aux dangers spécifiques des comportements jugés les plus dangereux : alcool, stupéfiants, téléphone, refus de priorité…" 

En vidéo

Vidéosurveillance : vous pourrez maintenant être verbalisé pour avoir téléphoné au volant

Pour rappel, actuellement, téléphoner en conduisant est puni d'une amende de 135 euros et d'un retrait de trois points sur le permis de conduire, que le conducteur tienne le téléphone en main ou qu'il utilise une oreillette ou des écouteurs. En revanche les kits de téléphonie intégrés à l'habitacle du véhicule ou au casque de moto sont autorisés. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter